Le ballet matinal des rouges-gorges de la piste

Les rouges-gorges appartiennent aux familiers de la piste. Dès qu'un rai de soleil frappe à travers les futaies dénudées, le revêtement de leur « table » quotidienne ces convives très frugaux viennent chercher leur pitance.

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Le nouveau bourre-pif des « tontons » testeurs

Depuis quelques semaines une synthèse des pratiques sociales pourrait être celle de "la narine et l'écouvillon" dont des millions de personnes sont les consentantes victimes. Une hécatombe qui dure puisque on estime à 168,21 millions le nombre de de tests de dépistage de toutes sortes réalisés sur l'ensemble de l'année 2021 !

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Le plaisir de vous permettre d’estomper la distanciation sociale

Lorsque début septembre 2005 je me suis lancé dans l'écriture quotidienne d'une chronique sur le blog que j'avais intitulé alors « L'AUTRE QUOTIDIEN » j'étais un peu dans la situation du naufragé lançant une bouteille à la mer. Impossible de savoir si quelque part elle parviendrait sur le rivage d'une personne intéressée par une version légèrement différente du quotidien pratiqué, entendu ou relaté. La réussite éventuelle d'une telle initiative passerait en effet par la capacité de convaincre de l'utilité d'ouvrir en permanence des « fenêtres » diront les uns, des « respirations » rétorqueront les autres pour des citoyens la plupart du temps inconnus. L'intérêt de l'écrit c'est qu'il demeure. Il échappe même à l'impitoyable effet destructeur du temps si on a la volonté de le protéger et peut ainsi servir de référence lorsque l'on revient en arrière. Parmi les 4 800 « élucubrations » que j'ai pu délivrer rares sont celles qui résisteront à l'épreuve des critiques. Comme les prédictions de Nostradamus qui n'ont d'intérêt que quand on tente de faire coller les événements passés avec leur contenu, l'auteur que je suis est heureux de constater quelques récits ou analyses peuvent être considérés à posteriori comme intéressants. C'est une vraie satisfaction. En passant de L'AUTRE QUOTIDIEN » à « Roue libre » j'ai conservé la même option mais en ajoutant la possibilité de me laisser aller à l'humeur du jour plus qu'à l'actualité. Depuis le 1° juillet dernier j'ai tenté de me débarrasser de la gangue des appartenances politiques pour ne pas écrire politiciennes. Une décision générant le refus de citer un seul nom ou de commenter une seule prise de position locale ou nationale relative à ce milieu que j'ai trop fréquenté. Impossible pour autant d'être insensible aux évolutions de ce secteur de la vie sociale alors ce ne sera que sur la base de « valeurs » et de «  principes » et aussi rarement que possible. Ces évolutions ont eu pour effet de contrarier les algorithmes qui règlent la notoriété des supports comme les blogs. Ils n'aiment que les textes provocateurs ou aguicheurs utilisant des termes « vendeurs » pour un lectorat passionné par la polémique. Aucune référence complotiste. Aucun lien avec des supports sulfureux. Simplement des références aussi travaillées que possible et des mots inspirés par une volonté pédagogique permanente. Il ne s'agit vraiment plus de prétendre délivrer une vérité mais d'inciter l'autre à la rechercher pour construire la sienne. Une gageure quotidienne. Chaque jour vous êtes une poignée de fidèles à oser réagir. Des dizaines de milliers de « commentaires » ont été publiés et seulement une centaine ont été éliminés en raisons de leur caractère diffamatoire ou raciste. Comme ce serait le cas au « Bistrot » la très large majorité des « avis » publiés émane de personnes que je connaissais ou que j'ai appris à connaître. La magie du blog c'est qu'il a aboli les distances en me permettant de tisser des liens avec des personnes que je n'aurai jamais rencontrer. Mon regret restait que depuis le début des parutions l'inter-action entre les lectrices et lecteurs ne soit pas plus présente. Je le vivais parfois comme un échec. Christian, mon frère d'armes puis de plume ; Laure ma « companera » (1) des années « un Rocard sinon rien » ; Jean-Jacques l'homme qui refuse les charentaises confortables des certitudes » ; à Jean-François « le meunier provençal qui trie les grains de vérité de l'ivraie de la facilité » un quatuor s'est créé rendant mon « autre quotidien » heureux. En effet je jubile en lisant leurs échanges cultivés, humoristiques et ciselés. Rien ne les prédestinait à échanger ou à partager et ce n'est que grâce à « Roue libre » qu'ils ont pu se découvrir et s'apprécier. Du lundi au samedi (2) leurs échanges m'apportent des lueurs de plaisir récompensant mon souci quotidien de produire ce qui leur sert de prétexte à leur conversation distanciée. J'aimerai tant que si vous lisez ces lignes vous acceptiez vous aussi de temps en temps de participer à ce qui se veut avant tout un appel à commenter. Rejoignez le carré magique. Vous avez votre place sur le terrain des idées. Mettez-vous en roue libre. Dans cette période où se retrouver physiquement constitue un authentique tour de passe-passe, j'avoue avoir envie de faire vivre ce partage. Peu importe les raisons pourvu que l'on ait l'ivresse des rencontres. Je vous promets un rosé social si vous acceptez de relever ce qui peut être un défi. (1) Tu ne me critiqueras pas car je ne sais pas faite le tilde (2) Erreur Laure : tu as une chronique 6 matins sur 7 et je n'ai jamais 48 heures de repos... ou de farniente car je n'écris pas pour Roule Libre uniquement le samedi soir

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La période fastueuse des horroscopes est ouverte

Depuis des millénaires, les humains ont été obsédés par leur futur. Des centaines de systèmes entretenus par des croyances « rentables » ont été utilisés pour offrir des visions susceptibles de guider le comportement des êtres humains.

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2021 : cultiver mon jardin d’acclimatation

L'année touche à sa fin. Elle n'aura pas été ordinaire (d'ailleurs y-a-t-il une année « ordinaire » dans une vie?) loin s'en faut, mais elle n'a surtout pas été "extraordinaire". Quand je regarde dans le rétroviseur des jours passés je constate justement un grand vide. Une sensation d'avoir eu à revenir à la « maternelle » pour retrouver des fondamentaux que j'avais oubliés depuis belle lurette.

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Se contenter du partage de ce Noël d’un nouveau genre

Chaque journée de Noël marque d'une pierre blanche une vie. Une sorte de repère annuel de sa situation sociale. Durant la prime enfance dont on ne se souvient guère il arrive que l'une d'entre elles ait laissé une trace mince liée à un jouet ou un cadeau particulier. Nous avons tous d'une manière ou une autre vu l'un de nos rêves comblé pour peu que la folie des grandeurs n'aient pas envahi notre esprit précoce de consommation.

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Le rocker qui tenait à sa chevelure symbole (4)

. Lorsque le jour de la rentrée de 1963 se présenta Serge Coulaud il y eut quelques regards envieux. Il affichait une superbe chevelure blonde conforme aux standards du showbizz d'alors. Un « Johnny » ayant comme pseudonyme celui de Vince Rilway par référence à deux de ses idoles arrivait au château Bourran.

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De la coupe paternelle à celle de la brosse émancipatrice (2)

. Mon père décida donc qu'il pouvait ajouter à sa vaste palette de métiers, celui de coiffeur. Il acheta d'occasion lors de la vente des outils de Numa, une tondeuse à main, un peigne effilé, un coupe-choux de taille modeste et des paires de ciseaux pointus. Il débuta avec une technique rudimentaire mais son éternelle adaptation à toutes les situations il devint reconnu pour son talent.

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Le ballet méticuleux du barbier de Sadirac (1)

Dans mon enfance je n'ai que rarement eu le privilège de fréquenter la chaise haute de Numa, coiffeur-barbier installé dans le bourg de Sadirac. Une coupe de cheveux coûtait bien moins cher qu'à notre époque mais elle était réservée aux grands moments de l'année

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