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Les élections finies le retour aux réalités sera dur !

Que vaut aujourd’hui un budget voté début janvier pour la France ? Une adoption difficile, émaillée de multiples contestations et de motions de censure successives infructueuses et à l’arrivée on trouve un document déjà obsolète. Il fallait a-t-on dit que la pays ait rapidement un pensum financier destiné à permettre la continuité de fonctionnement de l’État. C’est surtout que les « prêteurs » et « Bruxelles » devaient être rassurés pour éviter d’accentuer un déficit déjà sous-estimé. Il faudra probablement avant l’été revoir la copie. Une perspective que le gouvernement regarde avec une inquiétude compréhensible. Les élections municipales ont en effet démontré l’atomisation politique avec des prises de position contradictoires et difficiles à suivre qui rendra la tâche impossible.

La marche du monde est tellement erratique qu’il est devenu impossible de réaliser des prévisions fiables sur n’importe quel sujet. Les conséquences de la guerre russo-unkrainienne avaient lourdement pesé sur évolutions du prix de multiples denrées (blé, engrais..) et pas seulement à cause des sanctions prises contre Moscou sur la prix de l’énergie. Immédiatement toutes les certitudes sur les finances publiques s’étaient effondrées. L’inflation était devenue préoccupante. Les taux d’intérêt s’étaient envolés. Et on a constaté les dégâts.

Lorsque l’on établit un budget public il doit être accompagné d’une note de conjoncture avec les évolutions prévisibles. Celle qui a été effectuée fin 2025 en France est totalement dépassée. La folie furieuse du Schtrumpf décérébré à la remorque des Israéliens a bouleversé les fragiles équilibres antérieurs. Si le conflit s’éternise ou s’intensifie il y a fort à parier que plus rien ne correspondra aux prévisions. Comme il est dans une nasse, se débattant sans trouver la moindre sortie à sa mégalomanie guerrière, l’issue ne fait aucun doute : nous courons à la crise financière mondiale!

L’augmentation du carburant ou des fluides, celles de denrées ou des contrats, plombera de manière certaine les budgets des collectivités territoriales. Or dans bon nombre de documents de campagne on retrouvait des promesses de… baisse des impôts et des économies extraordinaires sur les dépenses de fonctionnement. De la pure démagogie dans le contexte actuel et celui qui s’annonce. Le Schtrumpf a tout faux et il conduit le monde au chaos. Dans la seule journée de hier il a changé au moins trois fois de décision sur le conflit qu’il a allumé. La pire consistait à expliquer qu’après avoir mis le feu, il laisserait à qui le veut le soin de l’éteindre puisqu’il se retirerait

Le bombardement d’un gisement de gaz en Iran par Tsahal a également donné un signal d’escalade que les marchés ont aussitôt absorbé (+ 5 % en une heure). Il y a un peu plus de dix ans les données le prix au comptant du pétrole brut de Dubaï a atteint un niveau record de 153,25 dollars le baril. On en est à 111,40 $ hier. Et ce n’est pas fini. Qui peut prétendre qu’il n’y aura pas de conséquences sur les dépenses publiques ? Certes ce n’est pas très attractif d’annoncer qu’il faudra se serrer la ceinture et envisager encore davantage faire des priorités mais c’est indispensable pour ne pas encore décevoir.

 Inquiets des risques de faillites d’entreprises, notamment dans le secteur des logiciels, les demandes de remboursements affluent dans le secteurs des fonds de dette privée aux USA. On note depuis quelques jours une envolée des demandes de retraits de fonds, du gel des remboursements, et des faillites d’entreprises. Un signe de l’inquiétude générale. Sous l’effet de la crise et de la flambée du pétrole, les taux d’emprunt de la France atteignent par ailleurs un niveau inédit depuis… quinze ans. Une réalité qui pourrait alourdir fortement la charge de la dette ! Actuellement, le taux d’emprunt à dix ans de la France frise les 3,7 %, du jamais vu depuis 2011. Cette situation a évolué très rapidement sans que les médias s’en préoccupent outre mesure. Avant le début de l’offensive des Américains et des Israéliens sur l’Iran, la France empruntait à 3,2%.

Avec la flambée des cours du pétrole, tout le monde s’attend dans les prochains jours à une reprise de l’inflation, c’est-à-dire une hausse des prix des matières premières, des biens et des services, ainsi que de l’alimentaire. C’est déjà le cas dans les rayons des grandes surfaces même si c’est souvent masqué par des promotions, des remises, des achats forcés en quantité supérieure.

Les Maires et plus encore les Présidents d’intercommunalité qui ont en cette année électorale la possibilité de voter le budget 2026 jusqu’au 30 avril vont avoir du mal à les boucler sans diminution de leurs dépenses. Quant à l’État il ne tiendra pas les 5 % de déficit annoncés. Mais pour le moment on fait comme si tout allait pour le mieux en jouant à la bataille navale !

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