Comment ne pas admettre que le Schtrumpf s’est laissé entraîné dans la guerre avec l’Iran par les Israéliens inquiets pour leur sort avec l’éventuelle arrivée à Téhéran de l’arme nucléaire ? Il est certain qu’ils ont utilisé tous les ressorts dont ils disposent pour convaincre un homme dont la médiocrité d’analyse aura facilité la conversion au conflit. Toutes les intelligences artificielles susceptibles ne parviendront pas à changer la donne : le Schtrumpf est un « croyant » et surtout pas un « sachant ». Il agit uniquement par rapport à son égo, à ce qu’il estime être profitable à ses intérêts et son image. Désormais tous les dirigeants de la planète le savent. Ils en usent. Le revirement de Zelinsky en atteste. La dernière visite du chancelier allemand le confirme. Les déplacements de Netanyahou avaient cet objectif.
« Nous étions en train de négocier avec ces cinglés, et j’étais persuadé qu’ils allaient attaquer les premiers. » Des responsables du Pentagone auraient indiqué au Congrès que les États-Unis ne disposaient d’aucun renseignement laissant penser que l’Iran préparait une frappe préventive contre les États-Unis. Lundi, Rubio avait lui suggéré que Washington n’avait attaqué qu’après avoir appris que son allié israélien avait décidé de frapper Téhéran. « Ils allaient attaquer. Si nous ne l’avions pas fait, ils auraient frappé les premiers. J’en étais convaincu », a déclaré pour sa part le Schtrumpf orgueilleux à propos de l’Iran. « Donc, au fond, c’est peut-être moi qui ai poussé Israël à agir », a-t-il ajouté. « Mais Israël était prêt, et nous l’étions aussi. ».
En fait il n’y a eu aucune réflexion sur les conséquences de cet enclenchement d’un conflit. On tape. On tape. Et quand on en a fini de taper ? Rien n’est prévu. Les idolâtres courtisans qui s’engraissent dans le sillage « schtrumpiste » se sont tus et les militaires ont obéi. On verrait au fur et à mesure. Il est indéniable qu’il a été assez facile de convaincre le Nobel de la Paix du Ballon rond d’aller régler son compte au guide sauce suprême.
D’abord en le persuadant que les Iraniens étaient à l’origine des récentes tentatives d’assassinat qui menaçaient sa personne. Le chef du Pentagone a ainsi précisé que ces actes contre le président n’avaient pas motivé la campagne militaire qui déchire le Moyen-Orient. Et pourtant la victime potentiel a déclaré : « Je l’ai eu avant qu’il ne m’ait eu. Je l’ai eu le premier », en parlant de l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei.
Ensuite il y a une dimension « guerre de religions » qui perce derrière les actes de celui qui invoque dieu à tout bout de « chants de propagande ». Une association américaine crédible a indiqué que dans l’armée certains officiers faisaient référence à des théories religieuses évoquant « la fin des temps » biblique pour motiver les soldats à mener à terme leur mission en Iran. D’autres ont également affirmé avoir eu de la pression pour adopter un discours selon lequel la guerre ferait partie « du plan divin de Dieu ». Des gradés ont même confié avoir entendu des supérieurs dire que Donald Trump a été contacté par le Messie afin « d’allumer le feu » en Iran, une action censée marquer le début de la bataille finale entre les forces de Dieu et celles du mal dans la tradition biblique.
Faute d’analyses autres que celles des militaires et des conseils israéliens la situation est vite devenu critique. La dictature des mollahs savait que ses jours étaient comptés et elle avait bâti une riposte ne reposant pas que sur des échanges de missiles. Elle repose sur deux principes : l’élargissement du conflit de telle manière que quatre piliers du monde du profit qui gavent les pays du Golfe de dollars s’effondrent. La guerre économique a pris de court le chantre du pognon roi !
Le premier réside évidemment dans la lourde menace que créent les attaques sur les ressources pétrolières et gazières et surtout la fermeture du détroit d’Ormuz. Comment les Américains pouvaient-il imaginer que cette menace serait non appliquée ? Effarant ? Et le pire c’est que personne ne sait désormais comment sortir du piège. L’ONU vient de déclare le « passage » comme zone de guerre entraînant le droit des marins à quitter les bateaux. La seule évocation d’une pénurie diffusée par une propagande bien rodée a généré une affolement des sociétés consuméristes se foutant pas mal des Droits de l’Homme pour se tourner vers les effets sur son compte en banque.
L’Iran a ensuite très vite détruit un pan de l’économie des émirats avec un seul bombardement sur un hôtel. Le tourisme source de revenus substantielle s’est vite tarie. Mieux tous les friqués plus ou moins louches qui dépensent leur fric au soleil sont devenus « des mi-rats » voulant quitter au plus vite leur navire doré. Des attaques symboliques ont été soigneusement montées comme celles sur un stade, sur une ambassade ou des ports où venaient les paquebots de croisière. Ils ne reviendront pas de sitôt. Les émirs en entrant dans la guerre mettent leurs pouvoirs en danger. L’Arabie saoudite échaudée au Yémen semble plus frileuse.
Enfin en rallument l’éternel foyer du Sud Liban les Iraniens espéraient susciter une hostilité mondiale autour de l’intervention de l’armée israélienne. Les fantômes de Gaza n’ont pas disparu. Il sont toujours présents. En attendant c’est la panique générale. Le Schtrumpf ne pourra pas intervenir sauf à dénoncer ses alliés ce qui paraît difficile car ils ne les maîtrisent absolument pas. Méditez cette citation de Jacques Prévert : « La guerre serait un bienfait des dieux si elle ne tuait que les professionnels »
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Éminemment et évidemment d’accord avec Jacques Prévert. J’ai vu des titres de journaux prétendant que le Schrump platiné serait l’idiot utile de Tel Aviv. Belle définition du personnage.
Il n’y a donc pas une autorité internationale pour mettre fin à ces tragiques pantalonade ?
À quoi servent les instances judiciaires internationales ? À faire joli avec ces beaux magistrats emprerruqés ?
On pourrait dire aussi que le cas du Strumph Tartuffe relève de la médecine psychiatrique : psychopathe et mégalomane avec sa cour d’arrivistes flagorneurs.
Le cas Netanyaou est encore plus grave, ça relève de la froide méchanceté à l’état pur.
Mais je ne peux m’empêcher de penser avec désespoir à tous ces peuples massacrés et torturés.
@JJ attention dire du mal de Bibi de tel-Aviv c’est assimilé à de l’anti-sionisme et depuis peu anti-sionisme = anti-sémitisme… Si vous ne voulez pas partager le sort du colonel Jacques Baud, privé de CB par UBS sous contrainte de l’UE(rss) Prudence, prudence!
amicalement ;-)))