De quelle manière l’opinion dominante va apprécier la remise en liberté d’un ancien président de la République ? Tout sera fait pour qu’elle apparaisse pour une victoire de celui qui a quitté la prison de la Santé. Avec trois mots qui ne cesseront pas d’être ressassés durant des jours, des semaines et des mois : « liberté » et « présumé innocent ». En insistant bien dans la communication et sur les réseaux sociaux sur ces aspects de la situation de celui qui demeure « sous contrôle judiciaire » se développera un climat de plus en plus complexe à gérer par le système judiciaire.
Il serait intéressant de recenser dans la presse écrire, sur les réseaux sociaux, dans les radios et surtout dans les télévisions la capitalisation utile à la défense de celui qui (et c’est oublié) a déjà été définitivement condamné pour des actes illégaux. Le chevalier pas très blanc n’a vraiment aucune raison de pavoiser et d’ailleurs il attendra quelques jours avant de reprendre le plan de com’ qui a probablement été élaboré avec ses avocats et ses conseillers dans ce domaine.
Une analyse sobre que possible de la situation de celui qui n’a rien su, rien vu, rien entendu dans une affaire pour le moins trouble, donne des résultats que peu de citoyens apprécieront à leur juste valeur. Toute la stratégie c’est d’exploiter le jugement en extrayant hors du contexte juridique des bribes utiles à la cause de celui qui aura passé 21 jours en prison en mangeant, détail essentiel contribuant à son image de héros malheureux, seulement des yaourts. La société de « l’impression », de l’approximatif, de la croyance bat son plein. La victimisation devient un stratégie réservée à celles et ceux qui ont les moyens de l’instiller dans le grand public avec la complicité médiatique ad-hoc.
Dans un premier temps, il n’est pas inutile que la décision prise hier ne concerne absolument pas le fond de l’affaire dite libyenne. La cour d’appel a seulement examiné l’utilité du mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire, entraînant son incarcération malgré son appel. pris à l’encontre de celui qui a découvert que « la prison c’est dur, très dur, ça l’est probablement pour tout détenu, je dirais même que c’est éreintant ». Un constat qu’il serait intéressant de répéter pour persuader ses adeptes que ces lieux n’ont jamais été des hôtels trois étoiles avec le fantasme d’un laxisme coupable. Il n’a pas mentionné cette considération dans le communiqué de presse qui a été diffusé.
Tout a été pesé : « Au moment où je retrouve ma liberté et ma famille, je veux dire à toutes celles et ceux qui m’ont écrit, soutenu, défendu, combien je leur en suis reconnaissant. Vos milliers de témoignages m’ont bouleversé et donné la force de supporter cette épreuve ». La justice étant rendue au nom du peuple il le prend à témoin en soulignant combien ce dernier le soutient et dénonce selon une sinécure des télés de propagande « l’injustice » frappant un homme d’immaculé conception. Il accentuera via ses hérauts cette pression indirecte sur un tribunal d’appel qui aura la lourde responsabilité de le renvoyer vers la Santé.
La décision de hier était prévisible. Elle repose sur une différence dans les textes entre les motifs de « détention provisoire » et ceux appliqués à la « libération conditionnelle ». Le désaveu repose comme dans tous les situations présentées en cours d’appel sur l’interprétation de la loi et rien d’autre. La différence repose sur six critères qui ont été pris en compte.
La cour d’appel a admis que cinq d’entre eux permettait son départ de la santé avec pourtant une clause exceptionnelle qui avait motivé le placement en détention : l’interdiction de communiquer avec une longue liste de personnes dont le Ministre de la… justice. Ce doit être une première dans l’institution judiciaire qui traduit l’état moral de la France.
Tout le talent des communicants va consister à gommer peu à peu au fil des mois le terme « présumé » avant innocent. C’est celui-ci qui sera répété à l’envi. Dans le communiqué où chaque mot compte il est indiqué (et ce n’est que le début) : « Le droit a été appliqué. Je vais maintenant préparer le procès en appel. Mon énergie n’est tendue que vers le seul but de prouver mon innocence. La vérité triomphera. » Du cousu main puisque qu’à « l’innocence » a été ajouté « la vérité » ce qui plante le décor des prochains mois. La délimitation du périmètre de sa libération conditionnelle avec ses considérants est une longue énumération des raisons limitant ses contacts. Oublié dans tous les commentaires.
Tous ses « amis » ont immédiatement témoigné de leur joie de le voir « libre ». Ciotti et Estrosi dans un élan commun ont rivalisé de louanges envers la justice. Wauquiez et Retailleau réconciliés dans un émouvant éloge de la dignité et du courage. Il fallait hier soir regarder Les Misérables pour tirer la conclusion de cet épisode qui n’a pas fini d’alimenter le quotidien d’un pays ruiné financièrement et sur le plan de la morale. Nous avons désormais un autre Jean Valjean…
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« celles et ceux qui m’ont écrit, soutenu, défendu, » se révèlent être, au vu des courriers reçus et complaisamment exhibés, des grenouilles de bénitiers dénuées de tout esprit critique et des personnages à la morale élastique et paradoxalement à sens unique.
Beaucoup de français de base sont loin de partager cette quasi sanctification du personnage.
Je pense que la décision de la cour concernant l’interdiction faite à certains personnages, et en particulier au ministre de la justice de rencontrer le prévenu, est une prescription à ne pas prendre à la légère, qui sonne comme un avertissement.
Il est vrai que le sens moral n’étouffe pas certaines institutions.
Qui a pris la honteuse et indécente initiative d’inviter et d’autoriser l’orchestre symphonique d’Israël, pays faisant l’objet de différentes plaintes auprès des organismes de justice internationale à venir donner un concert à Paris ? Naïveté ou provocation ?
Inconscience ou provocation ?
Bonjour,
Notre pays patine dans le yaourt et ceci depuis 55 ans. Le 9 novembre 1970 : mort du Général. Lorsque Gary l’apprend, le lendemain matin, il endosse son blouson d’aviateur des Forces aériennes françaises libres, y épingle sa croix de compagnon de la Libération, et part aussitôt pour Colombey-les-Deux-Églises. Lors des funérailles, en passant devant la tombe du Général, il exécute furtivement un bref salut militaire, quand les hommes en complet sombre se signent puis se recueillent un instant.
Depuis ce moment la France avec son passé colonial cherche un nouvel équilibre à la fois économique et politique en patinant allègrement dans le yaourt . De Pompidou directeur général de la banque Rothschild, administrateur de plusieurs sociétés implantées au Sahara, dont la Compagnie franco-africaine de recherches pétrolières françaises qui fit tout pour conserver la mainmise sur le pétrole du Sahara à travers les accords d’Évian maintenant des privilèges considérables pour les compagnies françaises. Le même, auteur de la loi no 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, parfois appelée « loi Pompidou-Giscard-Rothschild » interdisant à l’État français d’emprunter à la Banque de France à des taux relativement bas. Le dernier verrou a été posé par L’article 104 du traité de Maastricht porté par Mitterrand puis l’actuel article 123 du traité de Lisbonne porté par Giscard et Sarkozy adaptés en la législation française ont donc instauré l’interdiction pour l’État de se financer auprès de la Banque de France, l’État emprunte donc sur les marchés financiers. La dette Française est donc détenue à la suite des complicités Giscard/Mitterrand par les banques internationales tenant fermement le licol de la gouvernance économique et politique du pays.
Depuis cette époque nous sommes pieds et poings liés face aux possédants financiers (blackrock et consorts ) qui nous imposent leurs volontés. La cohorte d’épouvantails successifs ayant endossé le costume de méprisants de la ripoublique s’est pliée, jusqu’à rompre l’échine des forces vives du pays, aux exigences de l’oligarchie du monde financier. Depuis lors les merdias propriété des financiers assènent « LA Vérité Vraie » celle qui nous terrasse d’informations aussi sottes que grenues ( grenues = riche en grain … de blé évidemment). Ainsi Talonnettes premier ne se nourrissait lors de son séjour en prison 5 étoiles plus que de yaourts de peur que d’autres détenus crachassent dans sa noble pitance. Une telle torture devait cesser c’est sûr!! Notre noble justice en plaçant Nicolas sous contrôle judiciaire s’épargne au passage 2 procès à sa propre encontre. Le premier pour les deux policiers armés dans la cellule voisine contrevenant aux règles carcérales interdisant aux personnels pénitentiaires de détenir des armes pour éviter que les détenus ne s’en emparent. Le second pour la visite de Dard-Malin à Talonnettes premier en cellule constituant le recours à une plainte devant La Cour de justice de la République (CJR). Et voila comment on désamorce les grenades dégoupillées.
Des grenades dégoupillées lancées par le Méprisant dans les jambes de ses opposants il y en a beaucoup mais ses ex-alliés en lancent aussi sur le passage de Mac-Ronds. Ainsi Bruno Col-roulé notre écrivain Pornographe exilé en Suisse vient d’en lancer une en dévoilant lui-même la lettre ornée du sigle « secret » postée par lui le 6 avril 2024 révélant son alerte au méprisant sur les 154 milliards du budget partis en fumée. On patine dans le Yaourt! Et principalement la Justice, Nono le neuneu, c’est la justice qui a voulu qu’on le garde. Lorsque les juges du PNF ont liquidé politiquement François Fillon pour faire élire votre cher Mac-Ronds, les juges se sont bien gardés de lui appliquer le même traitement à l’occasion de l’emploi d’attaché parlementaire de sa femme par ailleurs artiste peintre (!!!!!). Pas touche aux hommes de main du parrain de l’Élysée. Ce qui a permis à la France de bénéficier des services de ce parfait incapable pendant sept ans ! Et d’ailleurs dans le « premier » gouvernement d’el Cornuto, Mac- Ronds avait tenu à ce qu’on y incorpore à nouveau le Nono col roulé. Alexis Kohler, le chef du gang élyséen, indispensable au parrain avait quelques soucis pour ses relations avec un armateur familial. Dont au passage plusieurs bateaux se sont trouvés impliqués dans narcotrafic. Qu’à cela ne tienne la Cour de cassation vient de déclarer que les infractions qu’on lui reprochait étaient prescrites. Comme celles concernant Richard Ferrand l’actuel président du Conseil constitutionnel. Super pratique la prescription, et quand elle est à géométrie variable c’est encore mieux. Kohler est évidemment impliqué dans les manipulations concernant la catastrophe financière que traverse notre pays. Le Parlement a souhaité l’entendre dans le cadre d’une commission d’enquête. Pas gêné, en violation de la constitution, il a refusé. Commettant de ce fait une infraction pénale. Eh bien surprise dites donc ! Voilà t’y pas que la procureure saisie a refusé de le convoquer en considérant que l’immunité présidentielle qui protège le président s’appliquait à ses collaborateurs. Alors que la Cour de cassation avait précisément dit le contraire, notamment dans l’affaire des « sondages Élysée » concernant les collaborateurs de Sarkozy. Géométrie variable là aussi. Le patinage dans le yaourt va devenir une épreuve incontournable pour entre à l’école supérieure de la magistrature.
Pour l’ogre Larcher, le yaourt c’est juste bon a enduire les parquets, pas assez noble pour lui et surtout pas assez cher.
Bonne journée et bon yaourt