Si l’on questionnait tous les condamnés à la sortie d’un tribunal de n’importe quel niveau il y aurait un pourcentage élevé d’entre eux qui considérerait que la sanction prononcée à son égard est beaucoup trop sévère. C’est une constante comme en est une autre qui conduit désormais les personnes sanctionnées à se victimiser pour tenter de s’attirer la sympathie de l’opinion dominante. Il n’y a donc rien d’extraordinaire à ce que l’ex-Président s’appuie sur ces deux piliers de la contestation judiciaire pour « commenter » la décision qui le frappe. Lui qui avait promis le « karchérisation » de la racaille se retrouvé affublé du qualificatif de « malfaiteur » et donc entrant de fait dans cette société marginale dans lesquelles on défie les lois communes de la République il se sent humilié.
En fait les déclarations effectuées et les postures médiatiques ne servent qu’à masquer une triste réalité. Comme le veut la tradition actuelle de la « vedettarisation » de tout acteur d’un évènement, les micros et les caméras se sont tendus vers celui qui offrait l’assurance de focaliser l’attention sur son sort. Avec le maximum de précautions, le tribunal a écarté les chefs d’inculpation qui lui paraissait les moins consolidés dans un dossier extrêmement difficile à dépatouiller. Sur les 13 personnes poursuivies les juges en ont condamnées seulement huit. Deux d’entre elles ont bénéficié de l’extinction des poursuites publiques et rois ont été relaxées. Une preuve de l’étude approfondi de toutes les facettes de l’affaire et que les décisions n’ont pas été prise à l’emporte-pièce.
L’individualisation des peines prononcées selon les constats effectués ne se discute pas. C’est ainsi que deux proches de l’ex-occupant de l’Élysée qui n’ont d’ailleurs pas manifesté la moindre prise de position contestataire, ont écopé de six et deux ans. A partir du moment où ce duo avait été condamné c’est que les éléments de l’instruction étaient solides et que donc qu’au minimum l’intention de récupérer des fonds était établie. Or le tribunal qui ne peut qu’appliquer les lois votées par les parlementaires se devait d’apprécier s’ils avaient agi de leur propre chef ou s’ils l’avaient fait au bénéfice d’une autre personne. Il a tranché pour la seconde réalité. En appel on verra puisque seulement ce point sera à l’ordre du jour et déjà le « chef » potentiel se prépare à les lâcher.
Les deux ex-ministres concernés ont donc payé l’addition réservée aux exécutants zélés qui se dévouent pour satisfaire un homme de pouvoir. Guéant a été exonéré de mandat de dépôt en raison de son état de santé. Ila en revanche pris une amende supplémentaire alors qu’il a été incarcéré pour ne pas avoir réglé les précédentes accumulées dans divers jugements défavorables. Son « comparse » Hortefeux a été condamné à deux ans de prison – une peine qui pourra être aménagée sous bracelet électronique – avec exécution provisoire et 50 000 euros d’amende. Le tribunal a aussi prononcé une interdiction d’exercer une fonction publique et des droits civiques, civils et de famille pour cinq ans. Il y a eu peu de commentaires sur ces deux cas.
Une allusion de l’ex-Président a achevé de rendre ses deux proches coupables de ce qui leur est reproché : « l’association de malfaiteurs. ». Les condamnations sévères et donc la culpabilité retenue de ces deux « activistes » l’arrangent bien et il les a donc oubliés sur le bord du prétoire : « Je suis donc condamné pour avoir prétendument laissé faire deux de mes collaborateurs qui auraient eu l’idée (sic) d’un financement illégal de ma campagne (sic). » Je traduis : « ce n’est donc pas moi mais ce sont eux qui m’ont mis à l’insu de mon plein gré, dans cette panade ». Amen. On peut comprendre qu’ils soient amers et discrets. !
La logique du verdict ne se trouve d’ailleurs pas que dans ces deux condamnations. Un intermédiaire a lui-aussi récolté six ans de prison, 3 millions d’euros d’amende et une interdiction de gérer de quinze ans avec exécution provisoire. Le tribunal, a prononcé un mandat de dépôt à son encontre. Le banquier suisse Wahib Nacer a été condamné de son coté à quatre ans de prison avec mandat de dépôt, une amende de 2 millions d’euros et une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans avec exécution provisoire. Trois mandats d’arrêt ont été lancés contre d’autres protagonistes de « l’association de malfaiteurs » installés à l’étranger dont un serai décédé
Quel commentateur a pris en compte ces réalités qui attestent que les faits convergeaient vers « une organisation » qui existait bel et bien ! Les législateurs (les parlementaires) ont en effet défini l’association de malfaiteurs comme étant « un groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement » Ce texte est de plus en plus utilisé contre les narco-trafiquants et les ministres en place demandent le renforcement de sa mise en œuvre. Comment reprocher aux juges de l’avoir simplement appliqué ? Comment une opinion dominante peut souhaiter toujours plus de sévérité de la part de la justice et s’offusquer qu’elle applique les textes de manière rigoureuse ?
Le mal vient du fait que les fables de La Fontaine ne sont plus apprises à l’école. Qui connaît dans ce pays la morale des « animaux malades de la peste » ? Et pourtant…
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« l’ex-Président s’appuie sur ces deux piliers de la contestation judiciaire pour « commenter » la décision qui le frappe. »
Il me semblait, mais je l’ai sans doute rêvé, qu’il n’était pas permis de commenter ni de contester publiquement une décision de justice. Je m’étais déjà fait cette réflexion à propos de la condamnation d’une autre personnalité politique auto proclamée qui a crié sa vindicte contre les « juges rouges »(sic).
On ne peut évidemment se retenir de penser à La Fontaine, bien que là , le lion de pacotille ait été justement étrillé.
« Dura lex, sed lex. » Je ne vous le fait pas dire.
Par contre, 5 ans d’inéligibilité, c’est cadeau ! N’importe quel employé indélicat qui est condamné, perd définitivement son emploi, pas seulement 5 ans.
J’ai quand même honte pour mon pays.
Bonjour !
Bien que je n’apprécie pas ce personnage arrogant, face à ce délibéré pour convenances diverses et variées, un seul commentaire me revient en boucle: Heureusement que le ridicule ne tue point; sinon, les Pompes Funèbres et autres fossoyeurs seraient débordés ! !
Cordialement
Bonjour,
après un petit moment de diète merdiatique pour cause de séjour en Grèce, je pose le pied sur notre territoire en pleine tempête anti-juge.
Le sieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy est déchu de ses droits civiques et condamné à trois ans de prison pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Sarkozy-Azibert en appel en 2023. Dans l’affaire Bygmalion, il est condamné en appel de 2024 à un an de prison pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012. Déjà condamné définitivement dans ces deux affaires il avait échappé à la case prison. Un quinquennat à l’Élysée et un quinquennat à la santé voila un beau bilan pour un spécialiste des coups tordus. Premier méprisant à se retrouver face à un hypothétique emprisonnement voila une manière de rentrer dans l’histoire de notre pays. Et qui c’est qui paye c’est Nicolas ! disent en cœur droite extrême et extrême droite.
Ce brave Nicolas spécialiste des coups fourrés dès 1983 il évince Charles Pasqua,(l’ami qui l’avait poussé dans les hautes sphères du parti qui se disait Gaulliste) pour prendre la mairie de Neuilly. Lors de la campagne présidentielle de 1988, il s’engage à nouveau aux côtés de Jacques Chirac et est chargé d’organiser ses grands meetings. Après la défaite de la droite à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy est élu député dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine. Lors de l’élection présidentielle de 1995, le brave Nicolas favorise Édouard Balladur en trahissant Jacques Chirac.
Les engagements économiques de Nicolas sont autant de planches pourries; Il s’engage dès avril 2004 à ne pas privatiser EDF ou GDF. Il s’opposera en 2006, au sein du gouvernement Dominique de Villepin, à la fusion Suez-GDF, avant de la favoriser à l’été 2007, une fois élu Président de la République.
En avril 2008, est lancée la première étape de la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui a pour objectif la réforme de l’État, la baisse des dépenses publiques et l’amélioration des politiques publiques.
En fait Devant la crise financière mondiale qui commence en 2007 et menace l’économie française, il met en place, en octobre 2008, un plan de sauvetage des banques françaises. Ce plan prévoit la garantie par l’État des prêts interbancaires à hauteur de 320 milliards d’euros et dans la limite de cinq ans, ainsi que la recapitalisation des banques en difficulté à hauteur de 40 milliards d’euros, Nicolas Sarkozy indiquant que « l’État ne laissera aucune banque faire faillite ». Selon Terra Nova, le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été marqué par une augmentation sans précédent de la dette, indiquant que de 2007 à 2010, la dette des administrations publiques a connu une hausse de près de 50 %, passant de 1 100 milliards d’euros en 2007 à 1 700 milliards d’euros en 2011 et plus de 1 800 milliards d’euros en 2012. Selon la Cour des comptes, un tiers de l’accroissement de la dette est dû à la crise, le reste étant le fruit de choix politiques, notamment fiscaux avec la loi TEPA, votée en 2007.
La trahison est une seconde nature chez Nicolas Il est l’un des promoteurs de la soumission au vote populaire du traité établissant une constitution pour l’Europe. En tant que président du parti, comme la grande majorité de la classe politique française, il se prononce pour le « oui » au référendum en 2005 et fait campagne pour son adoption]. Patrick Buisson affirme que Sarkozy était contre la constitution mais devait la soutenir par obligation politique. En 2008, près de trois ans après la victoire du « non » au référendum, le traité de Lisbonne — assez proche du projet de constitution refusé— est adopté par voie parlementaire sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
En politique étrangère il valait mieux ne pas être « ami »avec Nicolas. Les Libyens ont toujours le souvenir cruel de l’amitié Kadhafi /Sarkozy nouée lors de la libération des infirmières bulgares. En possible contrepartie de cette libération, il signe, au lendemain de cette libération, une série de contrats avec Mouammar Kadhafi, qu’il reçoit par ailleurs au palais de l’Élysée en décembre 2007. quelques temps plus tard Nicolas annonce le 19 mars 2011 le début d’une intervention militaire contre la Jamahiriya arabe libyenne, à laquelle la France participe jetant le pays dans le chaos au prix d’innombrables victimes.Revenant en 2016 sur ces événements, Barack Obama explique l’attitude de Nicolas Sarkozy par sa volonté de se mettre en avant et critique son suivi des opérations. En 2016, une commission des affaires étrangères du Parlement britannique dirigée par le député conservateur Crispin Blunt publie un rapport affirmant que l’intervention militaire « fut fondée sur des postulats erronés », que la menace d’un massacre de populations civiles a été « surévaluée » et que la coalition n’a pas « vérifié la menace réelle pour les civils » ; il estime également que les véritables motivations de Nicolas Sarkozy étaient de servir les intérêts français et d’« améliorer Sa situation politique en France ». En retirant la langue de bois diplomatique des médias européens tels que le Daily Telegraph ou le Corriere della Sera envisagent l’hypothèse que Nicolas Sarkozy ait pu commanditer la mort du colonel Kadhafi afin d’étouffer de potentielles révélations sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007. Une cabale menée depuis l’étranger pour discréditer Talonnettes premier qui est INNOCENT ! Comme vient de l’affirmer Muriel Laroche …
D’ailleurs le sort le poursuit car la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques rejette le 21 décembre 2012 ses comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2012. Le recours de Nicolas Sarkozy contre cette décision est ensuite rejeté par le Conseil constitutionnel, qui estime que ses dépenses électorales ont excédé de 2 % le plafond autorisé. C’est vraiment trop injuste cet acharnements des juges « petits pois »contre Nicolas. Pour l’amende infligée c’est pas Nicolas qui paye.En fait là ce sont les sponsors du Sarkoton qui ont payé et pas Nicolas, rassurez-vous 75% de leurs dons ont été dégrevés de leurs impôts …
En fait, les juges ne sont pas si méchants, deux affaires sont classées :
l’affaire Woerth-Bettencourt financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 et l’affaire des sondages de l’Élysée qui commence en 2009 avec la publication d’un rapport de la Cour des comptes pointant des irrégularités dans les marchés conclus entre l’Élysée et neuf instituts de sondage.
Reste encore : Affaire Reso-Garantia en 2020, une enquête préliminaire visant Nicolas . a été ouverte par le Parquet national financier sur des soupçons de « trafic d’influence » et de « blanchiment de crime ou de délit » pour sa rémunération par la société d’assurances russe Reso-Garantia, détenue par deux milliardaires et oligarques russo-arméniens, les frères Sergey et Nikolaï Sarkisov, tous deux proches de Vladimir Poutine. Selon Mediapart, Nicolas a reçu début 2020 un paiement de 500 000 euros dans le cadre d’un contrat de conseil s’élevant à trois millions d’euros. Célérusses, célérusses et médiapart, rassurons nous la bonnette du micro du journal qui a été prise en otage par Clara ( la chanteuse aphone ). La bonnette va bien nous assure le journal.
La photo de campagne de « La France des honnêtes gens » bientôt disponible partout présentera les meilleures z’élites politiques Françaises. Nicolas sera en bonne place aux cotés de la Marine du R Haine accompagnée des époux Balkany et du couple Fillon sans oublier Wauqiez, un strapontin est disponible aussi pour Cahuzac … Serrez-vous un peu on va monter une estrade derrière pour la Mac-ronnie elle sera bien remplie!
bonne journée
Un avis différent du mien …
https://regisdecastelnau.substack.com/p/chronique-du-fascisme-deja-la-sarkozy