La chasse aux « boomers » est ouverte. Elle risque battre son plein dans quelques jours après que le « pas moi c’est les autres » du Béarn, ait fait ses valises de Matignon. Il pratique l’écobuage en mettant le feu aux vieilles pousses des printemps d’après-guerre avec l’espoir de se créer une clientèle jeune préoccupée par son avenir. Dans ses récentes déclarations ils allument les plus de soixante-dix ans qui se soucierait peu du sort des générations futures.
Il a lâché une diatribe qui sous le prétexte qu’il parlerait vrai s’appuie sur des bribes de vérités et surtout sur la fameuse tradition de désigner un coupable des erreurs que l’on a commises. Sur TF1 il y est allé de son couplet anti-retraité sans distinction de situation. L’âge est leur seul point commun et il a mis tout ce monde de privilégiés dans le même panier.
Pour lui la génération née dans l’après-guerre se moque absolument de la situation créée par l’élite qui occupe les postes principaux de l’État et pour convaincre les téléspectateurs il a affirme : « Les plus jeunes » devront payer la dette pendant toute leur vie » pour « le confort (sic) des boomers (…) qui considèrent que tout va très bien ! ». Un génération égoïste, riche et privilégiée, indifférente à la misère actuelle.
Le Palois qui appartient à cette génération a remis le couvert hier : « J’ai reçu énormément de messages de jeunes qui disent »pour la première fois on a parlé de nous », parce que j’ai employé le mot qu’ils avaient choisi eux de »boomers » pour les générations de l’après-guerre, celles du baby-boom ». Quand on connaît le triomphe des abonnés à ses causeries pour endormis du cerveau, c’est certain que les réactions qu’i la reçues doivent se compter sur les doigts d’une main.
Sait-il que la retraite médiane représente environ 1 512 € net. Elle correspond au montant situé exactement entre les revenus des 50 % des retraités les plus fortunés et les revenus des 50 % des retraités les plus pauvres. La DREES estime ce chiffre à 1 970 € brut par mois, selon son dernier rapport. Connait-il le montant des mentions des ouvriers agricoles, des exploitants agricoles, des commerçants, des artisans, de fonctionnaires de catégorie C, des femmes de ménage travaillant, de tous ces milliers d’employés, d’ouvriers plus ou moins déclarés qui ont trimé dans les années cinquante ou au début des années soixante ?
Sait-il que les « boomers » souvent propriétaires après des dizaines d’années de sacrifices et ayant enrichi les banques sont désormais majoritairement dans les communes les seuls victimes de la réforme de la taxe d’habitation puisqu’ils sont contributeurs via la taxe sur le foncier bâti ? Sait-il que dans le monde associatif essentiel pour pallier les défaillances des services publics de plus en plus malmenés ne survivrait pas sans le bénévolat qu’ils prodiguent ? Prend-il en compte le fait que l’activité bénévole n’est en aucune manière prise en compte alors qu’elle présente une utilité sociale, mais pénalise parfois l’activité professionnelle et la promotion personnelle et en conséquence réduit le niveau de la pension de retraite.
Des millions d’heures offertes pour préserver la qualité de vie des générations actives actuelles et futures. Les plus de 65 ans représentent 25 % du nombre des gens donnant chaque semaine de leur temps pour que fonctionne le sport, la culture, la solidarité, les loisirs, l’environnement, le soutien humanitaire. Les « boomers » ces galeux devraient durant une semaine cesser toute fonction bénévoles dans le système social avec un État défaillant, prétentieux et qui passe son temps à entraver l’action collective au prétexte qu’elle ne contribue pas (absence de TVA) aux recettes de la nation.
Le « Bétharamisé » qui a tellement défendu la jeunesse dans sa carrière a-t-il pris en compte l’aide que les « grands-parents boomérisés » apportent à leurs descendance ? Garde des enfants ou des petits-enfants, coups de pouce parfois décisifs pour les études, achat de biens plus ou moins durables, vacances parfois assurés chez eux, transmission de patrimoines patiemment constitués : la participation de celles et ceux qui le veulent et le peuvent à la vie des générations actuelles n’est pas quantifiable
Les boomers ont un défaut pour Bercy : ils épargnent trop ! Particulièrement faux pour les moins de 85 ans. En effet la catégorie des seniors actifs ainsi que pour les seniors de 60-70 ans (les prè- boomer), sont issus d’une génération consumériste. Ces tranches de la population ont anticipé leur retraite et ont tendance à acheter pour leur propre plaisir et leur confort : 9% des achats loisirs en France sont dépensés par les seniors : voyages, services sportifs, beauté, presse et papeterie ; 53% des achats alimentaires proviennent des plus de 55 ans ; 51% des achats services proviennent des seniors : assurances, services et équipements médicaux, aide à domicile ; 57% des dépenses de santé sont réalisées par les seniors ; 50% des équipements du foyer proviennent des seniors : jardinage, bricolage, produits d’entretien…
On constate cependant une attitude un peu moins consumériste auprès des plus de 75 ans et surtout auprès des plus de 85 ans. Et, mais c’est accessoire ce sont eux qui se rendent le plus nombreux aux urnes préservant encore le peu de démocratie qu’il subsiste.
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Il a oublié également de rappeler les 18 mois au moins, ou deux ans, voire plus passés par les jeunes hommes « sous les drapeaux », selon l’expression consacrée ? Avant ce passage fatidique, pas très facile de faire des projets d’avenir.
Il a oublié également le sort de ceux qui sont allés en villégiature obligatoire de l’autre côté de la Méditerranée, en sont revenus traumatisés, infirmes, ou entre quatre planches. Et le sort des femmes : mères, fiancées, sœurs, amies ou épouses, qui attendaient de leurs nouvelles avec angoisse et appréhension, pourquoi n’en a-t-il pas parlé ? Bien sûr, les survivants de cette époque deviennent rares, mais est-ce une raison pour les oublier ?
C’est vrai que le phénix de Bétharram a d’autres préoccupations : » Bayrou veut redonner sa « splendeur » à son bureau de maire »(pour 8 mois environ, au maximum, il n’envisage donc pas de profiter de ses avantages de boomer ? Quelle abnégation !).
Curieux, n’est ce pas, il est donc si sûr que ça d’être réélu ou a-t-il consulté l’héritière de madame Soleil ? ?
Il n’est pas interdit de se poser des questions.
Je fais donc aussi parti de ces boomers qui profitent de tout , deux enfants dont un sans emploi , un beau père dépendant et en Ephad pour la modique somme de 2900 euros , une mère en famille d’ accueil pour 2100 euros pour l’ instant avant l’ Ephad .
En sus de ça , je verse des impôt considérables sur le revenu et foncier et bien sur TVA et autres taxes à un état dispendieux de l’argent des autres .
Je consomme en France la majorité de mon argent et fait vivre et travailler un peu de monde du coup.
Bref , je suis , je suis un salaud de boomer privilégié évidemment .
Bonjour,
le père Ubu de bête à rames à enfin trouvé ses pharmakós. Qui sont (en grec ancien φαρμακός), « celui qu’on immole en expiation des fautes d’un autre » victime expiatoire dans un rite de purification largement utilisé dans les sociétés primitives et dans la Grèce antique. Afin de combattre une calamité ou de chasser une force mauvaise et menaçante, une personne, parfois revêtue de vêtements sacrés, ou un animal était choisi et traîné hors de la cité, où il était parfois mis à mort. Cette victime sacrificielle, innocente en elle-même, était censée, comme le bouc émissaire hébreu, se charger de tous les maux de la cité. Son expulsion devait permettre de purger la cité du mal qui la touchait, d’où l’ambiguïté du terme grec qui, au neutre (φάρμακον, phármakon), pouvait signifier aussi bien « remède », « drogue », « philtre », que « poison » ou « venin ».
Donc notre père Ubu se désigne lui même comme la cible de sa propre critique. Mais qui est Bayrou François ignoré ignoré de François Bayrou? C’est typiquement un boomer né en politique avec un premier mandat en 1982 conseiller général. Par la suite, il est élu député des Pyrénées-Atlantiques (1986), président du conseil général (1992), député européen (1999) puis maire de Pau (2014). Entre 1993 et 1997, sous trois gouvernements de droite (Balladur, Juppé I et Juppé II), il est ministre de l’Éducation nationale. À trois reprises, il se présente à une élection présidentielle. Il arrive en quatrième position en 2002 avec 6,8 % des suffrages exprimés, troisième en 2007 avec 18,6 % et cinquième en 2012 avec 9,1 % des voix. En 2017, il renonce à se présenter au profit d’un soutien à Emmanuel Macron. En récompense le méprisant nomme François Bayrou sinistre de la Justice dans le premier gouvernement d’Édouard Philippe. Mais, cité dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, il n’est pas reconduit un mois plus tard. Mac-ronds pour le consoler réinvente le poste de haut-commissaire au plan en 2020, juste pour lui. Quatre ans plus tard dans un contexte de crise politique, François menace de mordre la main qui le nourrit en s’auto-désignant Premier Sinistre d’un gouvernement minoritaire (EPR-LR).
Le soit-disant éleveur de chevaux qui n’a en fait jamais travaillé de ses mains, sauf à se faire prendre en photos sur un tracteur de prêt pour paris-match est un pauvre tâcheron de la politique. Si j’en croît sa déclaration d’intérêt il n’aurait touché en 2024 que pour ses fonctions d’élu 67 505 € NET d’impôts (40 773 maire et 26 732 Président de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées ) et d’après le site Cleerly 8347 € de retraites au titre de ses fonctions électives passées. Le pôvre François ne peut compter que sur moins de 14 000€ mensuel pour nourrir sa famille… Ceci sans compter les facilités et indemnités diverses et variées dont sa misérable personne bénéficie.
Voila comment cette personnalité,oh combien exemplaire, nous fait la leçon et nous convie collectivement à faire des sacrifices inévitables.
A lire sa déclaration à la HATPV, je trouve que les bénéficiaires de la politique Mac-Ronds sont bien ingrats vis à vis d’un défenseur de leurs privilèges. Pôvre François qui ne déclare que moins de 100 000€ d’avoirs sur ses multiples comptes et juste 1 125 000€ de biens immobiliers. Il faut aussi ajouter moins de 18 000€ pour un peu plus de 3 ha de terres agricoles, il faut croire que pour son activité d’éleveur de chevaux il avait recours à la location. Quel manque d’empathie pour le soutien inconditionnel de Mac-Ronds qui a porté la suppression de l’ISF et la mise en place de la flat tax. Suppression qui a rapporté 1,5 million d’euros par an à chacun des cent foyers les plus riches, selon Bercy.
Heureusement le Béarniais totalement désintéressé ne pense qu’au bien collectif et juge normal de sacrifier la cohésion nationale pour promouvoir sa propre politique.
En avril dernier, le ministre de la déconomie Eric Lombard a annoncé que l’État devait trouver de toute urgence « 40 à 50 milliards d’euros » (pour la précision, on repassera) pour freiner le déficit public. Ce chiffre sorti du chapeau et annoncé dans l’urgence, relayé par François Bayrou qui compare l’endettement de la France à une dette de 50 000 euros par citoyen,(alors que les deux n’ont techniquement rien à voir ). C’est devenu un classique de la propagande bourgeoise au XXIe siècle mais qui se base sur un fait réel : le niveau de dépenses de l’État est considérable mais nous n’en voyons pas la couleur.
Tous ces gens aux commandes du pays depuis trente ans s’accusent mutuellement des déficits publics, s’en déresponsabilisent et surtout les exagèrent pour alimenter leurs politiques antisociales. Mais ce coup-ci, les faits sont là : de l’argent a été massivement dépensé durant sept ans, creusant considérablement la dette publique de près de 1000 milliards supplémentaires. Or, cet argent n’a pas servi à améliorer nos conditions de vie, par exemple via des services publics de qualité. Au contraire, ces derniers se sont considérablement dégradés. Alors où est passé l’argent ? Puisque les journalopes mainstream ont la mémoire courte, je rappelle ici les principaux vols commis par le mac-ronisme en sept ans, pendant lesquels l’argent est passé de nos poches à celles des possédants.
À l’automne 2017, le premier budget voté par la majorité mac-roniste (coucou françois), alors écrasante, a comporté une réforme fiscale d’ampleur :
– Suppression de la partie financière de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Cette mesure fait perdre chaque année 4 milliards d’euros aux contribuables.
– Mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique à 30% (ou flat tax) qui est venu réduire considérablement l’imposition du capital. En effet, les plus riches étaient taxés de façon bien supérieure (jusqu’à 45%) et désormais tout le monde paye le même taux sur ses dividendes, plus-values de cession de valeurs mobilières, l’assurance-vie… Comment s’étonner dès lors que selon le ministère des Finances, 44% de cette baisse ait profité aux 1% les plus riches ? L’objectif était de pousser les riches à investir dans notre économie en les libérant du fardeau de nos impôts, “Il ne sera pas possible d’estimer par ce seul moyen si la suppression de l’ISF a permis une réorientation de l’épargne des contribuables concernés vers le financement des entreprises”. Nous dit France Stratégie, organisme gouvernemental rattaché au Premier ministre, dans son rapport en février dernier sur l’effet de ces deux mesures : l’effet est nul.
De 2017-2024 : Dans la droite lignée de Mollande, Mac-ronds réduit l’imposition et les cotisations des entreprises privées… sans rien demander en retour, sauf une vague promesse du Medef d’1 million d’emploi.
Au total, ces nombreux dispositifs visant à aider les entreprises représentent plus de 200 milliards d’euros par an à notre charge. I En effet, la loi prévoit que les baisses de cotisations qui bénéficient à la sécurité sociale soient compensées par le budget de l’État. Autrement dit, ce que les entreprises privées ne payent plus, ce sont les contribuables qui le payent à leur place, ainsi que les usagers des services publics sur lesquels des économies ont été faites pour financer ces cadeaux.
Dans un autre pays un businessman à perruque d’écureuil ultra libéral et accessoirement président des U$A vient de convertir une subvention versée à Intel en 10 % de participation au capital de l’entreprise. Aider les entreprises en transformant cela en participation c’est une très bonne chose car d’une part du capital est versé pour aider le développement, mais d’autre part, le contribuable est « remboursé » par les dividendes et les gains si tout cela fonctionne.
Nous pourrions parfaitement dire qu’il n’y a plus de subvention sans prise de participation et si nous transformions nos subventions en prises de participation nous pourrions créer en quelques années un fonds souverain à la Française, qui ferait gagner de l’argent à notre pays !
Ou peut être, rêvons un peu, financer les retraites des générations futures.
Mais prendre une mesure pareille ce ne serait pas très chrétien pour les premiers de cordée.
Bon Dimanche
Vous prendrez bien une p’tite vidéo pour la route?
https://www.facebook.com/watch/?v=1457166005557186
Comme Jean Marie je suis adepte de la petite reine et j’aime bien la montagne.Curieusement quelques champions français ,certains en couple,résident en Andorre parce que c’est montagneux !
A votre avis?.