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Cristian Valderas Fotografo

Quel est l’objectif réel de cette guerre qui impacte le monde?

Avez-vous vraiment compris outre la mégalomanie du Schtrumpf belliqueux et sa docilité à l’égard d4israêl quelles sont les vrais objectifs de la déclaration de guerre vis à vis de l’Iran ? Si l’un d’eux réside dans la disparition du guide suprême qui motive cet échange dévastateur de bombes, de drones et de missiles il s’agit d’une catastrophique méconnaissance de l’Histoire. Croire que l’élimination d’un dictateur libère rapidement les peuples d’une organisation qui les enserre constitue un non-sens.

Après des tonnes de mensonges Bush avait éliminé en 2006 un certain Saddam Hussein précédemment soutenu dans sa confrontation avec l’Iran. Le résultat a été catastrophique et qui oserait prétendre que le pays a su se restructurer ? L’élimination par Obama de Ben Laden a-telle engendré la disparition de l’extrémisme islamique ? La mort de Kadhafi souhaité par des chefs de gouvernement désireux de se dédouaner de leurs soutiens a plongé la Libye dans la chaos. En Syrie Bachar El-Assad a échappé au pire mais pas sa nation morcelée, déchirée et rongée par des rivalités ethniques et religieuses.  Ces références auraient pu modérer l’ardeur du chef des GI’s  qui a trouvé comme raison de sa déclaration de guerre la nécessité de « venger » les orages US de Téhéran en 1979.

Un autre objectif aurait été le « soutien au peuple iranien martyrisé ». Les bombardements massifs arrivant 45 jours après une révolte encouragée de loin et sans aucun signe concret constituent-ils des moyens de favoriser une révolution ? Initiée par des marchands du bazar ou de petits acteurs du monde économique ruinés par les sanctions appliquées au régime des mollahs pour leur obstination à acquérir l’arme nucléaire la révolte avait vu une jeunesse désespérée les rejoindre. Le massacre de cette part de la société a détruit les espoirs de changement du régime politique. Maintenant face aux hordes des Gardiens de la révolution et des milices religieuses il est aisé de comprendre qu’ils ne se précipitent pas en masse dans les rues. On ne renverse pas une dictature avec des bombardements.

Que dire de l’affirmation voulant que cette expédition massive soit liée à « l’élimination la production d’une arme atomique ». Tiens donc. Ces propos se trouvent en contradiction avec les multiples déclarations de l’administration américaine, qui avait affirmé à plusieurs reprises que le programme nucléaire iranien « avait été anéanti » lors des opérations israélo-américaines de juin 2025.

Le Schtrumpf vantard paradait  la 25 juin dernier : « les sites nucléaires en Iran  sont complètement détruits ».  Le même jour un dignitaire Maga ajoutait : « d’après tout ce que nous avons constaté, notre campagne de bombardements a anéanti la capacité de l’Iran à fabriquer des armes nucléaires. ». En fait il faudrait recommencer. Sauf que l’uranium enrichi est parti en pension ailleurs et que les usines d’enrichissement ont été reconstituées.

Comme pour les armes chimiques de Saddam Hussein qui devaient détruire la planète, les ogives nucléaires iraniennes on été été affichées comme étant une « menace imminente » pour Washington dès samedi. La semaine dernière, l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient se fendait de propos alarmistes : les Iraniens sont « probablement à une semaine » (sic) de disposer de matières premières pour « la fabrication de bombes industrielles ». Tout était détruit en juin et neuf mois plus tard la situation était encore plus dangereuse. Que croire ?

Le pire se trouve dans les affirmations relatives à la durée du conflit. Peu après les premières frappes, samedi, le Schtrumpf parano se montrait évasif « Je peux continuer longtemps et prendre le contrôle de tout, ou y mettre fin en deux ou trois jours », affirmait-il. Que nenni puisque maintenant il évalue à environ un mois la durée des attaques américaines contre l’Iran. Et de déclarer : « Cela a toujours été un processus d’environ quatre semaines, donc – aussi solide soit-il (l’Iran, NDLR), c’est un grand pays, cela prendra quatre semaines – ou moins. » Le lendemain, il précisera que les États-Unis « ont les capacités pour aller bien au-delà » de cette estimation. Pas de soldats sur le terrain ? Plus certain. « Je n’ai aucun trac concernant l’envoi de troupes au sol, contrairement à tous les présidents qui disent: ‘Il n’y aura pas de troupes au sol' », a ensuite affirmé l’agité du bocal.

Les USA affirmaient être en mesure de régler le problème iranien tout seul puisqu’il n’avait pas besoin des pays européens qui n’avaient pas été associés au lancement du conflit. Désormais voici ces derniers plongés dans la marmite bouillante avec les émirats du Golfe et le royaume saoudien. En attendant que quelques frappes s’égarent sur d’autres sites comme quelques ambassades on joue les supplétifs. Des milliards de dollars s’envolent… et la France sans un rond envoie une frégate car on n’a pas mieux ! Pour quel objectif ? Affaiblir la Chine en la privant doublement du pétrole vénézuélien et iranien ? S’ériger simplement en maître du mode ? On le saura quand ce sera fini !

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Cet article a 7 commentaires

  1. J.J.

    « On le saura quand ce sera fini ! » Ce que j’espères le plus vite possible, et que ça finisse comme je l’ai déjà vu (de loin) : l’un suicidé dans son bunker, l’autre pendu à un crochet de boucher.
    C’est l’image qui n’est revenue en mémoire, en voyant à la télé le bouffi et le narquois se congratuler en évoquant la m… qu’ils sèment dans leur sillage.
    Et comme dirait Mélenchon : « À chaque jour suffit sa p…. » je vous laisse le soin de terminer vous même.

  2. J.J.

    « On le saura quand ce sera fini ! » Ce que j’espères le plus vite possible, et que ça finisse comme je l’ai déjà vu (de loin) : l’un suicidé dans son bunker, l’autre pendu à un crochet de boucher.
    C’est l’image qui n’est revenue en mémoire, en voyant à la télé le bouffi et le narquois se congratuler en évoquant la m… qu’ils sèment dans leur sillage.
    Et comme dirait Mélenchon : « À chaque jour suffit sa p…. » je vous laisse le soin de terminer vous même.

  3. Philippe Labansat

    Je pense que pour les citoyens du monde, notre seul outil serait de lancer un crowdfunding pour mettre un contrat sur la tête des docteurs Folamour qui voudraient nous emprisonner dans leur folie furieuse !…

  4. faconjf

    Bonjour,
    mais où est donc la frontière entre le pensé et l’impensé de Tromp? Derrière les foucades d’un vieillard milliardaire se cachent les néoconservateurs, les « cinglés du sous-sol » comme les appelait George H.W. Bush, ceux qui semblent tirer les ficelles dans le monde politique, jouent un rôle fondamental dans la montée des tensions actuelles. Loin d’être des génies visionnaires, ces figures sont plus proches de stratèges du chaos, manipulant les forces géopolitiques à leur avantage. Leur objectif ? Maintenir un contrôle sur l’ordre mondial, quitte à sacrifier des millions de vies humaines. Et pourtant, au fond, leur soif de guerre ne vient pas d’un désir de destruction, mais d’un calcul froid et rationnel : créer un environnement propice à leurs intérêts.
    Le cœur du problème des « cinglés du sous-sol » c’est le maintien coûte que coûte de l’hégémon U$ et notamment du dieu $$$. Les pertes humaines tant qu’elles ne sont pas directement U$ n’entrent pas en ligne de compte. Les sacs mortuaires U$ comptent, non pas pour la perte, mais pour l’entrave psychologique de la fabrique du consentement indispensable en pseudo-démocratie. La hausse du prix du baril fait bien le beurre des pétroliers en raison du coût très élevé du pétrole de schiste ainsi que du pétrole Vénézuélien difficilement raffinable tout comme le pétrole bitumineux.
    La fermeture du détroit d’Ormuz a en fait deux effets bénéfiques pour les  » cinglés du sous-sol » une plus value certaine du pétrole et cela coupe l’approvisionnement de la Chine, la prochaine cible de tromp. En effet, après avoir perdu ses importations de pétrole du Vénézuéla, voici que la Chine perd son approvisionnement avec l’Iran, et même avec les autres pays à cause du blocage du détroit.
    Mine de rien, c’est un véritable étranglement de l’économie chinoise via ses deux fournisseurs, une bonne vielle méthode de mafieux, sachant que Trump a toujours été un mafieux (il avait embauché des vrais mafiosos de NY pour gérer ses chantiers, petit rappel).
    Officiellement la Chine importe son pétrole de 80 pays ( la moitié de ces pays servent de blanchisseuse du brut iranien et vénézuélien, l’Iran, la Russie et le Venezuela sont sous embargo américain), ce sont d’abord ces 3 derniers (Iran, la Russie et le Venezuela) qui arrivent en tête, suivis des autres pays. Jamais la Chine ne laissera perdurer le blocus. Ormuz est bloqué, Iran est bloqué et le Vénézuela est bloqué. Il ne reste à Pékin que le pétrole Russe sauf que cela ne lui suffira pas pour tenir son économie qui a un besoin d’un minimum de 500 millions de tonnes de brut. La menace américaine est d’une violence inouïe, et met la Chine littéralement dos au mur. Les dirigeants Chinois qui sont loin d’être des demeurés mentaux comptabilisent les missiles tirés par l’armada Trompiste pour se lancer au bon moment dans l’assaut de Taïwan. La grande armada se situe à environ 12 000km par la mer de Taïwan, il lui faudrait environ 12 jours de mer plus le temps de rechargement en vivre et munitions. Un temps précieux permettant aux troupes Chinoises de s »emparer de Taîwan tout en libérant la pression sur l’Iran son allié. Un scénario catastrophe dont les U$ ne pourraient sortir qu’avec des moyens « non conventionnels « . Pour rappel, Dubaï (qui n’a pas de mines) est le « hub » qui « blanchit » l’or du Mali, du Congo, du Darfour, du Zimbabwe, etc. Et du coup, toutes ses exportations (environ 500 millions de dollars par jour) sont à l’arrêt, et cela pour peut être un bon bout de temps.
    L’agence Reuters écrit: « Dubaï est un important fournisseur d’or pour la Suisse, Hong Kong et l’Inde, grand pays consommateur. L’or voyage par avion pour des raisons de sécurité et d’assurance liées à son rapport valeur/poids ».
    Le talon d’Achille de la grande armada c’est le temps qui menace le stock de missiles indispensables à sa défense et aux attaques. Les attaques de drones à 2 francs six sous mobilisent des missiles patriot valant des centaines de milliers de $ l’unité et dont la production et la manipulation se font à faible débit. Les mensonges de Tromp ne résistent pas à l’analyse factuelle, certains experts U$ estiment que dans quelques jours la question va se poser. La logique du feu ça brûle et l’eau ça mouille voudrait que l’armada se replie assez rapidement pour toutes les raisons énoncées plus haut.
    Foutre le bordel et se tirer après, c’est ce que nous pouvons observer depuis des lustres. C’est aussi notre dernière chance d’échapper à une conflagration mondiale.
    Bonne journée

  5. faconjf

    si vous avez un peu de temps regardez cette vidéo interview autour de l’écriture de 1984 par Geoges Orwell.
    https://video.blast-info.fr/w/uNRLQ86PfX7qxTD2qCHkHv
    La Chambre d’Orwell : Le livre de Jean-Pierre Perrin chez Plon.
    L’auteur était grand reporter au quotidien Libération, spécialiste du Proche-Orient, du Moyen-Orient et de l’Afghanistan. Après sa carrière de journalisme, il se consacre à l’écriture de romans
    En résumé du livre:
    Orwell a choisi de terminer sa vie dans une maison isolée sur l’île écossaise de Jura. C’est pendant ce séjour, qui lui coûta la vie, qu’il écrivit 1984. Déjà atteint de la tuberculose, il y succomba, en raison de l’isolement qui rendit impossible tout traitement de son mal, alors que la streptomycine était déjà disponible dans les hôpitaux britanniques, mais aussi de la dureté des conditions de vie qu’il s’imposa, vivant dans une absence totale de confort, sans chauffage ni électricité, et s’astreignant à des travaux manuels, notamment agricoles incompatibles avec son état de santé. Que cherchait -il là ? Sans doute une retraite loin d’un monde qu’il détestait et dont l’avenir l’effrayait, un avatar de cette Merry Old England qui hante l’imaginaire et la littérature britannique, plutôt native des comtés du Sud, bien aimés d’Orwell, mais où, même à son époque, elle n’existait plus vraiment. Alors il alla la chercher au dehors, dans une terre où elle n’exista jamais, mais que son isolement avait tenu éloignée du vingtième siècle, de ses horreurs et de ses drames. Il s’installa dans le passé, pour mieux décrire les horreurs du présent, qui le hantaient. Et il en sortit 1984, qui n’est pas, comme on le dit trop, un livre prémonitoire, qui ne prédit rien, mais qui parle de ce qui est déjà en 1948, dont 1984 n’est qu’un anagramme, dans cette Union Soviétique de Staline qui est l’enfer sur terre, où existe tout ce que 1984 décrit,dont il craint que ce soit  » l’univers radieux de l’humanité » comme ils disent, parce qu’à la fin du livre Winston Smith aime Big Brother, et contre laquelle son seul but à lui, l' »anarchiste tory » était de mettre en garde. Anarchiste tory, qui aimait et admirait certes les vrais anarchiste qu’il avait vu se faire massacrer en Espagne, sur l’ordre de Staline justement,, mais dont il ne pouvait être en raison de son attachement viscéral aux institutions, monarchie comprise de la vieille Angleterre, on y revient, qu’il alla rechercher à Jura, jusqu’à y perdre sa vie, pour mieux y écrire un livre qui fut l’œuvre de sa vie. Avis trouvé sur babelio.
    Dans les moments tragiques actuels on retrouve comme avec un décodeur tout ce qui était le cœur de 1984.
    « 2+2= 5 !!! » « La guerre c’est la paix ». » La Liberté c’est l’esclavage ». « L’ ignorance c’est la force. » De l’Iran des Mollahs, aux cinglés du sous-sol en passant par l’Ukraine, la Russie et la Chine tout est mensonges et manipulations au service de la fabrique du consentement.
    « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » Étienne de La Boétie

  6. alain

    n oublions pas que Trump est un banquier
    que tout ce qui le motive c’est le dollar

  7. alain

    n oublions pas que Trump est un banquier
    que tout ce qui le motive c’est le dollar
    le reste n a aucune importance pour ce personnage

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