Dans le fond il n’y a pas meilleur révélateur de la manière dont les ceux (surtout) qui s’affichent comme des références conçoivent leur vie. D’abord il se confirme ce que bien des gens humbles pensent : leur puissance matérielle ou médiatique les conduit à se considérer au-dessus de toutes les règles qu’ils imposent aux autres. Ensuite leur obscénité morale leur permet de mépriser le reste du monde en accumulant les mensonges, les perversions, les tricheries les plus outrancières. Le temps des privilèges n’est pas éteint.
Tous les milieux sont concernés et tous ont échappé durant des décennies au sort que l’on réserve aux gens ordinaires. Cette montagne de médiocrité ne heurte en fait que ces derniers puisque souvent ils essaient eux de rester au quotidien fidèles à quelques lignes de conduite plus sincères et plus modestes. Ils vivent espionnés, traqués, pressurés quand « l’élite » s’autorise toutes les déviances. Ne cherchez pas ailleurs les causes de ce courant profond de désillusion.
« L’affaire » qui dérange depuis plusieurs semaines les certitudes des admiratrices ou admirateurs, les idolâtres ou les fanatiques, les complices ou les comparses n’en finit plus d’éclabousser ces « élites » dont le seul mérite est celui d’avoir démontré que nous ne pouvions avoir confiance que dans un monde dépouillé des apparences. Et bon nombre de ces « fanatiques » d’un camp ou d’un autre persistent pourtant en niant les évidences, en tablant sur la crédulité et en défendant toute honte bue l’indéfendable. Une vraie tragédie pour la construction d’une société sincère et véritable.
La justice se réveille. Les enquêtes débutent. Les meutes aboient quand la caravane des célébrités prêtes désormais à traverser le désert des consciences, passe. Durant des semaines voire des mois les feuillets de cet Américain décérébré alimenteront des règlements de comptes. L’hécatombe se profile. Là encore on retrouvera les pires : les moralistes de tous poils qui tapent sur les plus faibles accusés de tous les maux et qui se comportent comme des voyous.
Ils ont occupé ou occupent les plus hautes fonctions et ils les exercent comme des soudards ou des profiteurs sans vergogne. Leur infamie discréditent des systèmes politiques et préparent des lendemains obscurs. Cette « affaire » sortie des oubliettes officielles, et dont je répugne à baptiser du nom (quelle que soit sa prononciation) de celui qui souillerait cette chronique, est pire qu’un conflit planétaire.
Certains des « acteurs » démissionnent. D’autres s’accrochent. Pas mal tentent d’esquiver. Beaucoup se comportent lâchement. La plupart se réfugient dans la fameuse formule « c’est pas moi, c’est l’autre ! ». Ils ne manquent pas de multiples innocents aux mains pleines de dollars qui n’ont rien vu, rien entendu, rien su tant qu’ils étaient sous le robinet à fric. Combien d’entre eux seront poursuivis ? Combien d’entre eux seront jugés ? Combien d’entre eux réussiront à échapper au déshonneur ? Combien d’entre eux resteront à leur place par la grâce de leur droit à décider de leur propre sort ? Il sera impossible de le savoir car leur plus grand allié pour l’oubli c’est le temps qui coule !
L’argent et le sexe ont toujours été au cœur des pouvoirs. Quelle que soit l’époque ils ont eu belle part dans la gouvernance planétaire. Et pas que dans la politIque. Le complotisme ne précipitera dans la brèche ouverte car il trouvera un terreau favorable au développement du chiendent de la désinformation. Approximations dans les analyses, flou sur les réalités, camouflage ridicule attestant du privilège que constitue le mensonge par le secret « officiel » : la partie immergée de l’iceberg du scandale est forcément encore plus sombre que celle qui émerge au soleil de l’actualité. Dans bien d’autres cas c’est ainsi ! Il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement.
Chefs d’État passés ou actuels ; vedettes du show politique ; têtes découronnées ; fonctionnaires « désailés », hommes qui restent des loups pour les femmes ; inconnus aux dents longues : tous porteront la responsabilité d’avoir détruit le brin de confiance qu’il pouvait encore subsister dans cette caste d’intouchables. Pendant ce temps Gisèle Pélicot promène sa sincérité et sa résilience sur les plateaux de télé comme un symbole du combat à mener contre les moulins à vent des donneurs de leçons de choses inutiles. Cette femme les dépasse tous. Elle les écrase. Elle les ridiculise par son courage. Elle les relègue dans le caniveau. «Et la joie de vivre ! »… une bouffée d’oxygène dans les gaz mortels de la bassesse humaine.
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Bonjour,
tiens voila encore une occasion pour moi de la fermer qui s’enfuit… L’inculture crasse de nos zélites me pousse au crime de lèse Majesté. Horreur Gerbée ( pardon chef j’ai glissé, je voulais dire Aurore Bergé) vient de faire la démonstration de ses carences en histoire en découvrant médusée sur un plateau TV qu’elle venait de faire l’éloge funèbre de Maurras. Aurore est Ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, mais qu’as tu appris Aurore à l’IEP??
En février 2026, Aurore Bergé a qualifié LFI de parti « anti-France », un terme utilisé par l’extrême droite antisémite pendant le régime de Vichy. L’expression « forces de l’Anti-France » fait la synthèse de l’anticommunisme, de l’antisémitisme, de l’antimaçonnisme et de la xénophobie. Il faut une boussole et un GPS pour suivre les raisonnement de la Sinistre chargée de la Lutte contre les discriminations.
Elle va encore plus loin quand elle demande au Rassemblement National a se désister face à LFI et ainsi leur faire barrage. A moi les castors face à la barbarie de l’anti-France. Pour mémoire on peut consulter le tract collaborationniste de février 1944, reprenant au recto lʼAffiche rouge et dénonçant au verso « Le complot de lʼAnti-France » ; au Musée de la Résistance nationale à Champigny.
Je vais encore plus me faire des amis en éclairant le nouveau maître à penser de la Mac-Ronnie, devenu numéro 1bis à égalité avec Brigitte Trognieux, en la personne du Président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France Yonathan Arfi : élu le 26 juin 2022. L’influence du Crif apparaît de plus en plus précisément dans la politique étrangère de la France au point que certains complotistes Juifs le dénonçait déjà dans les années 2014. Pour Alain Finkielkraut, « le pavillon d’Armenonville* est une merveilleuse salle de Barmitsva (Bar Mitzvah). Voir cet endroit transformé annuellement en une espèce de tribunal dînatoire où les membres du gouvernement français comparaissent devant un procureur communautaire, cela me met très mal à l’aise ». Finkielkraut complotiste depuis 2014! Mais taisez vous!!
La dérive vers l’extrême droite du Crif date des années 2004 année marquée par le début des défections parmi les organisations fondatrices du Crif. En novembre 2004, le Consistoire central israélite de France s’en est retiré].En 2009, l’Union des juifs pour la résistance et l’entraide (UJRE), mouvement né dans la Résistance et cofondateur du CRIF, décide de suspendre sa participation au CRIF. En 2009 aussi Jean Daniel a dénoncé ce qu’il considère être dans certains cas de la part du CRIF une « solidarité inconditionnelle et aveugle avec l’extrême droite de l’État d’Israël », et Jean-François Kahn (sous son pseudonyme François Darras) écrit que le CRIF « est tombé entre les mains de courants alignés sur la droite israélienne la plus intransigeante », rappelant que « le Crif n’a pas toujours été ce qu’il est devenu ». En mars 2012, c’est l’ancien président du CRIF Théo Klein qui rompt avec celui-ci, reprochant à Richard Prasquier de participer à la campagne contre le journaliste de France Télévisions Charles Enderlin dans l’affaire Mohammed al-Durah, en utilisant le site et la lettre d’information du Conseil pour relayer les propos diffamatoires et condamnés comme tels à plusieurs reprises par la justice française.
Tout cela n’est pas grave au fond, l’important c’est que du haut de son statut de président du Crif et de conseiller de l’Elysée Yonathan Arfi peut se targuer d’imposer la prononciation du nom honni de Epstein.
La Méluche en jouant avec les allumettes de la dérision vient de déclencher l’incendie du combustible répandu sous ses pieds par les merdias.
En aout 2024, l’expression est utilisée par la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot concernant La France insoumise, lui attribuant la médaille d’or de l’anti-France, considérant que LFI « a un discours anti-France en permanence sur tout, sur les forces de l’ordre, sur la justice sur le rapport aux médias et sur la laïcité ».
La bataille de l’anti-France est déclarée, il faut préparer l’opinion au cas où la guerre Iran contre la coalition U$-Israël viendrait à éclater.
La bataille des mots et de leur prononciation pour étouffer le bruit des missiles et les cris d’épouvante des victimes innocentes…
« Le révélateur d’une époque des apparences et du mépris « , je peux pas mieux dire.
Bonne journée
* le pavillon d’Armenonville jusqu’en 2014 ancien lieu du dîner du CRIF créé en 1985, alors que Théo Klein est président du CRIF, avec pour objectif de porter la voix politique des Juifs de France et d’instaurer un dialogue avec les pouvoirs publics. L’idée vient à Théo Klein après une rencontre avec Laurent Fabius, alors Premier ministre, début 1985 ; il déclare à ce sujet : « J’ai pensé que nous, les Juifs, nous pouvons apporter un certain regard, une positivité du judaïsme sur la société. Peut-être que nous avons quelque chose à dire, pas se lamenter ni donner des directives, mais donner notre point de vue, participer à la vie de la cité. »