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Enième alerte sur la trajectoire de la gestion ultra-libérale

On ne peut que s’interroger sur l’arrivée à la Présidence de la Cour des Comptes nationale de la récente ministre des comptes publics. Il ne s’agit nullement de mettre en cause la compétence de celle qui est parvenue à bidouiller un budget 2025 aussi peu sincère que véritable mais qui a permis au gouvernement de survivre. C’était ça ou le chaos. Il est assez aisé de constater combien la situation de la France est critique.

Elle entre aux soins intensifs après la perte du contrôle de sa « tension financière », la montée en flèche de sa dépression et l’effondrement de ses forces. Seuls les optimistes béats ou les inconditionnels du néo-libéralisme espèrent encore qu’un miracle sauvera la France de la faillite. Elle s’enfonce dans l’indifférence, dans le silence et la médiocrité dans les sables mouvants de la déchéance de son statut de puissance mondiale.

Plus rien ne permet de croire en une capacité à voir le milieu politique dans sa configuration actuelle de retrouver pleinement et durablement le sens des responsabilités. Avant de quitter officiellement ses fonctions de premier président de la Cour des Comptes a parrainé la sortie du rapport le plus sévère qu’il y ait jamais eu sur la situation réelle des finances publiques. Une sorte de testament et une peau de banane sous les talons des chaussures de celle qui arrive. Elle porte en effet une part de responsabilité dans l’alerte sévère et explicité lancée par la surveillante des dérives budgétaires constatées depuis dix ans.

Le constat ressemble à celui d’un médecin urgentiste se penchant sur un blessé dans le coma. Son verdict sonne comme un « acte de décès ». La France est un pays qui tôt ou trad sera mis sous tutelle et donc privé de son indépendance réelle. Les analystes ne cessent de réagir à la volonté allemande de chercher très vite d’autres alliés au sein de l’UE car ils savent fort bien que leur voisin n’aura bientôt plus aucune autonomie et que toutes les annonces faites par son Président ressemble aux bulles de savon que les gamins tirent de l’eau savonneuse. Le décrochage budgétaire s’accroit. L’arrivée rue Cambon à Paris de celle qui a masqué la réalité quand sa mission reste justement de constituer un contre-pouvoir des promesses ou engagements politiques déconnectés de la situation réelle alimentera le discrédit de la parole Publique.

A quoi bon continuer avec un partenaire faible, désarticulé, désindustrialisé et démoralisé. Incapable de ramener son déficit à 3 % comme l’exige le pacte européen elle ne respecte absolument pas les règles qu’elle a imposé aux autres (Grèce, Portugal, Espagne…). Son impuissance actuelle conduit à un isolement diplomatique angoissant qui se caractérise par une gouvernance à la godille. Et ce n’est pas la terrible affaire lyonnaise qui renforceront la crédibilité du pouvoir actuel. Certes quelques indices sont encore à l’orange mais ils vireront au rouge vif si les vents mauvais qui viennent de l’autre coté de l’Océan se confirment. Il suffit d’n éternuement pour que le château de cartes budgétaire de Bercy s’écroule.

La Présidente par intérim a validé un rapport qui dit sans le dire tout en le laissant dire que le budget de sa future patronne est vicié. Souvenez-vous au printemps 2025, la France s’était engagée auprès de ses partenaires de l’Union européenne à revenir à un déficit public de 4,6 % en 2026. L’effort a été divisé par deux en l’espace de quelques mois, ce qui n’est pas sans conséquence sur la hauteur des prochaines marches, et surtout sur l’envolée de la dette. Nos voisins d’Outre-Rhin ne sont pas idiots. Comment financerions-nous un avion de combat en commun avec eux alors que nous n’avons pas le moindre euro vaillant ? Ils iront voir ailleurs…

Dans quelques mois l’ouverture de la campagne pour l’élection présidentielle va rendre impossible la mise en place d’un budget 2027. « Avec une diminution de 0,4 point par an de notre déficit, on ne repassera sous les 3 % de déficit qu’en 2032, et pas en 2029 » explique le rapport. Soit un calendrier deux fois plus long que prévu. Revenir à 3 % nécessiterait un ajustement budgétaire massif, de 80 milliards d’euros. Qui prendra ce risque avant 2028 ?

Le pire c’est en plus que pendant les quatorze mois à venir la dette continuera à enfler. Pour 2026, le projet de loi de finances prévoit 11 milliards d’euros d’économies globales comme l’a vendu la future Présidente de la Cour des Comptes. Or, la charge de la dette à elle seule augmentera…de 9 milliards d’euros, réduisant à 2 pauvres milliards l’effort consenti puisque la mise à contribution des entités personnelles ou entrepreneuriale a été refusée.

Le total des intérêts à payer sur la dette passera de 65 milliards d’euros en 2025 à 74 milliards d’euros en 2026 et pourra approché les 100 milliards avant l’arrivée de 2030. J’attends avec impatience la première conférence de presse de l’arrivante Rue Cambon… Sonnera-t-elle le tocsin ou prônera-t-elle l’usage du Proxac ? 

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Cet article a 5 commentaires

  1. J.J.

    Je suis peut être naïf(certainement même), mais pour redresser au moins en partie la situation ne serait -il pas judicieux de se procurer des sous auprès de ceux qui en regorgent(en mettant le nez par exemple dans la gestion des si pratiques « holding »), plutôt que d’envisager de ponctionner ceux qui en ont peu ou pas ?
    Une simple question de bon sens. Mais oui, je sais…

  2. Philippe Labansat

    Je vais aller dans le même sens que J.J.
    On pourait aussi faire rentrer quelques sous, et dans ce cas, pourrait bien être pas loin de régler le problème budgétaire.
    En plus on a un éventail de possibilités (mais qui risque évidemment de contrarier l’aristocratie de notre pays, son souverain et sa cour) :
    – agir sur les 100 milliards annuels de fraude fiscale (chiffre assez unanimement admis) ;
    – agir sur les 211 milliards annuels d’aides aux entreprises (certaines sources parlent même de 270 milliards, sans aucune contrepartie ou résultat) ;
    – agir sur les 120 milliards annuels de corruption (source association Anticor).
    Alors je vous avoue que la pantomime sur le thème « on a plus de sous » me fait doucement rigoler !…

  3. faconjf

    Bonjour,
    je partage le point de vue des deux commentaires précédents. Pour le reste nous assistons à la promotion de notre pays sur les plus hautes marches de l’hypocrisie et du mensonge d’État. Le verrouillage du pouvoir franchit chaque jour une nouvelle étape, l’objectif de l’oligarchie ayant choisi Mac-Ronds met en place la série de cliquets limitant les possibilités du RN (air haine) bientôt au pouvoir. Hypocrisie car La direction de la Cour des comptes n’est pas le seul poste qu’Emmanuel Macron peut désigner. Il nomme « des milliers de personnes ». « Officiellement, les commissions de l’Assemblée nationale peuvent s’opposer au choix d’Emmanuel Macron si elles votent aux trois cinquièmes »,sauf pour la cour des comptes.
    « Le nombre est croissant ! Aujourd’hui, il se trouve que ni l’Élysée ni Matignon ne savent réellement combien de personnes il peut nommer. Les sources convergent autour de 5.000. » Mac-Ronds est sans doute le président qui s’est le plus impliqué dans le pouvoir de nomination. Le méprisant super DRH ,Sur beaucoup de postes, il reçoit les candidats en tête-à-tête. Il fait les castings. Le « recasage » des momies de la Mac-Ronnie tourne à plein régime la liste est aussi longue que les Champs-Élysées (1.91km)et encore plus longue si on ajoute le pantouflage des essayeurs de fauteuils dans le privé, Castet, Bourguignon, Buyzin, Blanquer, Ferrand, Kolher, Wargon… Il ne faut pas oublier non plus les « dépités » battus aux législatives. « Je considère que nous avons un devoir : c’est de vous aider à retourner dans la vie extra-politique dans laquelle vous étiez avant. Nous vous devons de vous accompagner dans cette période. C’est une condition qui nous permet d’être demain crédibles pour demander à d’autres de s’engager […]. Je serai toujours là. » Ces phrases ont été prononcées par Emmanuel Macron, le 29 août 2022, dans les jardins de l’Élysée, face aux élus de son parti présidentiel battu lors des législatives de juin 2022. Depuis, nombre de ces membres de la majorité défaits – ou non reconduits – ont retrouvé un poste.
    Mensonges aussi quand la porte-menteuse du gouvernement affirme que Amélie est encadrée par les autres juges de la CdC. Mensonge car c’est le Président de la CdC qui nomme les membres. Mensonge révélé par les nominations commises par l’ancien président Mosco (vi-te-fait nommé à la Cour des comptes de l’Union européenne,). Depuis 1993, sur les cinq Premiers présidents, on compte pas moins de trois socialistes : Pierre Joxe, Didier Migaud et Pierre Moscovici. Sur 32 années, les socialistes ont donc cumulé 23 années à la tête de la juridiction. Hypocrisie des faucialistes avec Vallaud-Belkacem, bombardée récemment conseillère-maître par Mosco(vi-te-fait) où est la compétence? Mensonge de l’intéressée qui déclarait « La voie que j’ai volontairement utilisée pour la Cour des comptes est celle du concours… » Tiens, mais quel concours ? Il ne s’agit en réalité pas… d’un concours, mais d’une procédure mise en place en 2023… En 2025, cinq postes ont été ouverts « au recrutement de profils aux parcours professionnels diversifiés qui intégreront directement le corps des magistrats de la Cour des comptes au grade de conseiller ou de conseiller maître », précise la Cour des comptes. Les anciens ministres ou directeurs de cabinet pullulent, d’ailleurs, à la Cour des comptes, comme Agnès Buzyn, par exemple, ou Vincent Peillon. Les socialistes y sont nombreux… L’ancien directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, Bernard Lejeune, préside du reste la sixième chambre de la Cour des comptes depuis octobre 2024. On se doit d’ajouter Valérie Rabault virée de son siège de « dépitée » par une élue Ciottiste (elle même invalidée en 2025 pour comptes de campagne vérolé). Lors du conseil des ministres du 29 janvier 2025, Rabault est nommée conseillère maître en service extraordinaire à la Cour des comptes. Selon Le Canard enchaîné, elle a bénéficié de l’appui de Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes. Le Canard enchaîné pourtant si complaisant avec la Mac-Ronnie serait complotiste?
    La France est le pays du fromage bien gras, pour certains, facile de le mettre au menu quand on ne paye pas l’addition.
    bonne journée

  4. faconjf

    je voudrais pas vous quitter sans évoquer l’ami des marchands de LBD Christophe l’éborgneur de GJ et matraqueur des CGTisites. Grand gagnant du loto des recasages macronistes, lors du second tour, le 19 juin, Christophe Castaner est battu par son adversaire Léo Walter, candidat sous la bannière de la Nupes, arrivant deuxième avec 48,7 % des voix .
    En retrait de la vie politique nationale il est bombardé au Conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille. Par arrêté du ministre délégué chargé des Transports auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Clément Beaune, et du secrétaire d’État à la Mer auprès de la Première ministre, Hervé Berville, le 8 novembre 2022 il est nommé membre du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille et président le 25 novembre. L’estimation moyenne du salaire d’un directeur de port maritime est entre 80 000 et 110 000 € brut par an.
    Le 26 avril 2024, il est réélu pour cinq ans à la tête du conseil de surveillance du port.
    Le 17 novembre 2022, Christophe Castaner est nommé par décret du président de la République Emmanuel Macron président du conseil d’administration de la société concessionnaire Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc.
    Le 13 juin 2024, Christophe Castaner a été élu président du conseil d’administration de la Société française du tunnel routier du Fréjus à l’unanimité. Sa nomination ayant été proposée par le commissaire du gouvernement. Ses émoluments peuvent être estimés Si l’on en croit la déclaration à la HATVP de son prédécesseur Monsieur Repentin , en 2019 (dernière année pleine connue pour ATMB et SFTRF), sa rémunération – toutes activités rémunérées confondues – a atteint près de 200 000 euros bruts, dont plus de 134 000 euros nets par les autoroutes.
    Sans doute le bon Christophe avait encore du temps libre car en décembre 2024, Christophe Castaner est recruté à un poste de conseiller à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de Shein. Fonction pour laquelle il indiquait, en 2023, toucher 3 600 euros par mois, un petit CDD sans avenir qui paye juste les cigarettes ( Chinoises??).
    Christophe un bourreau… de travail. Encore 6 ans à patienter avant de faire campagne bénévole pour son mentor Mac-Ronds, faut pas être ingrat non plus.

    1. J.J.

      Ferrand, Kolher,….
      Je ne sais pour les autres, mais pour ceux là, les pantoufles ont probablement permis de les tirer élégamment, joignant l’utile à l’agréable, de la possibilité que la Justice ne s’intéresse trop à leurs activités passées…
      Salut et Fraternité

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