You are currently viewing Les repères en Roue Libre pour une évolution indéniable

Les repères en Roue Libre pour une évolution indéniable

Tous les soirs je scrute les statistiques relatives à la lecture de la chronique du jour avec un repère qui m’intéresse, celui de la lecture puisque celui des visiteurs m’indiquent simplement celles et ceux qui sont passés sans pour autant me lire. Tous deux sont excellents bine qu’ils puissent être jugés révélateurs de la tendance actuel sur l’écrit.

En moyenne sur une année environ 50 % des abonnés ouvrent le site Roue Libre dont ils reçoivent la présentation quotidienne. Et bous n’êtes plus que 17 % de cette moitié de personnes à lire plus ou moins jusqu’à la fin la chronique. Il n’y a aucun indice de satisfaction mais la variation selon le sujet est de 5 % en moyenne.

Plus le sujet est technique, « pédagogique » et moins vous paraissez intéressés. Souvent les résultats de la statistique sont absolument similaires d’un jour à l’autre comme si les fidèles présents au rendez-vous ne variait guère. Le nombre change si certains démultiplient le texte sur leur propre réseau. Et depuis quelques mois, la présentation sur facebook végète comme si l’IA surveillait attentivement les contenus. Mettre Trump dans un texte le condamne par exemple à fot peu de vues. Chaque post est ainsi regardé (je n’ai pas écrit lu) entre 350 et 4 000 personnes selon le thème. Les plus faibles taux accompagnent les textes critiques sur le RN et les plus élevés restent ceux ayant trait au passé ou à la vie quotidienne.

Les algorithmes gèrent indubitablement la diffusion de tous les textes positionnés sur les profil FB. Ils décident de ce qui doit être de visibilité limité ou qui mérite une diffusion plus grande. En comparaison l’une vidéo placée sur le même profil de quelques secondes dépasse parfois les 20 000 vues en 24 heures ! On sent bien que la facilité l’emporte sur l’effort de lecture. C’est certainement de ma faute : textes trop longs, trop techniques, trop partisans ou trop éloigné des préoccupations du lectorat potentiel.

La proximité constitue un atout précieux. Tout ce qui traite de l’information locale connaît un succès assuré. Les considérations nationales ne passionnent plus grand monde sauf les militantes ou militants qui résistent et alimentent le débat. Une grande différence existe entre les arguments développés dans les commentaires au bas des chroniques et les remarques lapidaires (pas toujours mais presque) claquées sur FB puisque je n’utilise ni X ni Instagram. Je n’en censure aucun. Je n’en élimine aucun mais parfois je suis déçu car ils sont postés sans autre motivation que celle de publier ses positions déconnectées du fond du texte de base. Mais c’est probablement de ma faute car je ne me suis pas exprimé correctement.

La découverte quotidienne réside dans l’internationalisation de la diffusion de « Roue Libre « . Si je prends par exemple le « papier » sur Bardella il a été consulté directement par 45 espagnols (?) ; 23 Américains ; 13 Suisses et 6 personnes dont l’identifiant est au Maroc. Pour les autres pays (Italie, Suède, Inde, Mexique, Chili) je sais à peu près quelle est l’origine de la connexion. Selon le thème Russes et Chinois apparaissent et les USA montent en flèche. Des milliers de commentaires dans toutes les langues sont automatiquement éliminés par le système de protection. Ils sont dans toutes les langues et portent souvent sur des publications anciennes sans que je puisse déterminer le lien.

Des machines se cachent derrière toutes ces statistiques. Il ne faut pas être dupe. Elles balancent systématiquement des messages de propagande ou destinées à attirer le gogo trop curieux sur des sites malveillants. Rien d’individualisé mais la preuve que l’IA surveille désormais tout et renvoie des réponses toutes faites à n’importe quelle prise de position. Des dizaines d’abonnements avec des noms fantaisistes sont également en instance car je ne les prends pas au sérieux. Je me demande toujours qui se cache derrière eux puisque l’anonymat est désormais la règle dans ce monde numérisé.

En fait depuis quelques semaines, je scrute les commentaires des habitués que je trouve vraiment pertinents. J’attends toujours de voir apparaître je ne sais par quel miracle ceux décalés de Christian Grené qui me manque tellement par son humour et sa naïveté rafraîchissante. Philippe Conchou aussi qui mettait sa touche précise et incisive. Je ne parviens pas à me persuader qu’ils n’interviendront plus dans le débat. Ma déception c’est quand il n’y a aucune contestation ou aucune précision complémentaire. Il y a eu depuis la nouvelle formule plus de 21 500 prises de position et j’ai dû en refuser une demi-douzaine au maximum. C’est une satisfaction !

D’ici la fin de 2025 en un peu plus de vingt ans Roue Libre j’aurai publié 5 500 chroniques et été lu plus ou moins attentivement par près de 3 million de « visiteurs » cumulées. Aucune reconnaissance médiatique et jamais invité à témoigner sur les sujets évoqués… je devrais écrire sur la mode, la bouffe chic, les potins d’alcôve, la défense ou faire des échos plus ou moins informatifs mais croustillants pour exister. En plus chaque publication me coûte personnellement (abonnements divers) 2,50 €. C’est le prix de ma liberté absolue. 

Ce champ est nécessaire.

En savoir plus sur Roue Libre - Le blog de Jean-Marie Darmian

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cet article a 9 commentaires

  1. J.J.

    Qu’importe Jean Marie, on résistera tant qu’il nous restera un souffle !
    S’il en demeure dix, nous serons les dixièmes,
    Et s’il n’en reste qu’un, nous serons de ceux là.

    Çà ne veut pas dire grand chose, mais ça fait plaisir.
    Salut et Fraternité.

  2. Gilles Jeanneau

    je ne peux que rester pantois devant toutes ces statistiques… qui ne peuvent que te conforter dans l’oeuvre que tu as entreprise.
    Je suis bien d’accord avec toi sur la mainmise croissante de l’IA et les algorithmes sur nos vies et je m’en désole.
    Je crois que c’est en partie ce qui me rend de plus en plus pessimiste sur ce monde…
    Comme le fait que l’anonymat règne en maître, cela me fait bouillir, moi qui m’évertue (comme un sot sans doute) à indiquer mon état civil sur mes publications ou interventions.
    Je me fais à l’idée que Christian n’interviendra plus mais je me demande ce qu’est devenue Laure. Peut-être pourras-tu nous rassurer sur elle?
    Allez, bonne journée quand même!

  3. Pontoizeau-Puyo Martine

    bonjour Jean-Marie,,
    Je te lis tous les jours, mais je ne commente pas souvent. deux de tes lecteurs sont tellement plus éloquents que moi, je m’abstients.
    Par contre je lis tous tes commentaires des autre autres écrivains.
    comment fait-on pour mettre l’* « j’aime »
    Bonne journée

    1. François

      Bonjour @ Pontoizeau-Puyo Martine !
      Comment cliquer « J’aime »: simplement en cliquant sur J’aime et en renseignant, la première fois, l’invitation de l’hébergeur.
      Après, c’est mieux que les antibiotiques car, vous cliquez et « c’est automatique »… grâce aux cookies bien sûr !
      Pour Jean-Marie, ça ne marche pas mais Il le sait depuis longtemps ! ! ! Sinon, on aurait une frise ☺☺☺☺☺
      Cordialement

  4. faconjf

    Bonjour,
    votre billet me fait penser à un automobiliste qui regarde sa vitesse sans voir la beauté du paysage… Un bon moyen pour perdre le contrôle.
    Les espions de toutes catégories ont envahi la toile et aucun repli ne peut échapper à leur vigilance. Les fameux Cookies se cachent partout sur nos ordinateurs et nous surveillent constamment. Lorsque vous visitez un site web, ce dernier peut demander à mettre des cookies sur votre ordinateur pour plusieurs raisons, de fonctionnement notamment, mais ceux qui nous intéressent ici, ce sont les cookies de mesure d’audience et de publicité. Ils sont souvent créés par du code venant de régies publicitaires, des groupements de publicitaires et de médias, comme Google Adsens ou New Relic, pour ne citer que les plus connus, mais il en existe des centaines et des centaines d’autres. Ce code est le plus souvent chargé quand vous visitez la page, sans que vous n’en soyez averti.
    Ces régies vont déposer des cookies contenant le plus souvent un identifiant unique. Et comme ces régies sont présentes sur de multiples sites web , elles vont pouvoir vous suivre de site en site, grâce à cet identifiant. Cela leur donne accès à une partie de votre historique de navigation, mais aussi à tout un tas d’informations privées : combien de temps vous restez sur une page, sur quels liens vous cliquez… Imaginez un tas de publicitaires regardant par dessus votre épaule en prenant des notes quand vous naviguez.

    Leurs notes vont être sauvegardées, et leur consolidation va aboutir à la création d’une fiche sur vous. Fiche qui sera utilisée pour vous influencer, par exemple à travers la publicité ciblée, mais aussi pour vous surveiller. Ces informations peuvent être revendues à des personnes tierces dont les intentions ne sont pas forcément connues. Au fur et à mesure, il devient possible de vous identifier personnellement, et donc d’influencer vos choix, de façon subtile et quasi indétectable. Par exemple, en fonction de vos opinions politiques, vous n’aurez pas les mêmes résultats dans vos recherches que vos amis, pour la même requête..

    Ces données peuvent aussi être utilisées dans le cadre d’une surveillance policière, ou un procès. Cela peut vous amener à vous censurer par vous-mêmes : éviter de faire des recherches par peur que cela se retourne contre nous. Et oui, tout le monde à quelque chose à cacher, même vous : jenairienacacher.fr .
    Et surtout, cela conduit à une société panoptique, ou société-prison, dont les conséquences sont désastreuses. Sous l’effet d’une surveillance constante, on se retrouve à ne plus pouvoir s’exprimer librement, notamment à cause de la disparition de l’anonymat et de la vie privée. En somme, ce qui permet à une démocratie saine d’exister.
    La société de l’espionnite est en marche et rien ne semble pouvoir l’arrêter;Place à l’économie de surveillance.
    L’économie de la surveillance est un champ émergent et florissant de l’économie tirant profit de la surveillance numérique de la population. En 2013, le chiffre d’affaires du secteur du courtage des données personnelles était trois fois supérieur au budget total annuel alloué par le gouvernement américain à ses services de renseignement (200 milliards de dollars aux États-Unis). Malgré ses enjeux socioéconomiques, légaux et éthiques, le sujet reste méconnu, même si ce secteur fait parfois les gros titres de l’actualité.

    L’affaire Snowden, la révélation des écoutes américaines puis le Scandale Facebook-Cambridge Analytica / Aggregate IQ ont mis au jour l’étendue et la profondeur de la surveillance ainsi que sa dimension mondiale, tout en levant partiellement le voile sur ses aspects politico-économiques ainsi que sur ses liens avec les lobbies et leur activité d’influence des masses et des individus.
    Longue vie à roue libre et j’en profite pour dire ici mon profond mépris pour Google et la NSA et tous les faux-nez de la vérité vraie estampillée par les fac-chekeurs rémunérés par les milliardaires des merdias…
    Bonne journée

    1. François

      Bonjour @ faconjf !
      Et MERCI pour ce brillant exposé qui, même puisé chez Wikipédia ( nooon! je ne manipule pas les cookies sauf, parfois avec les jeunes, au petit déj ou à « five o’clock … cappuccino  » ! ☺), conforte mon opinion sur l’évidence que NOUS devenons « à notre insu » le troupeau de moutons dénoncé par M Brighelli et sa « Fabrique du crétin ».
      Nous sommes dans de sales draps mais, heureusement, Le Méprisant et ses militaires volontaires vont nous protéger …☺
      Cordialement

  5. Alain.e

    Moi , je m’ impose la lecture complète des articles de roue libre , un peu d’ hygiène mentale ne fait pas de mal .
    Je lis aussi les commentaires avec un certain intérêt , et commente accessoirement .
    Je regarde des contenus de droite comme de gauche pour égarer les algorithmes , ça devrait me placer au centre avec Bayrou, pas libre du coup .
    Je me revendique donc de nul part en ce moment, et ça me va bien .
    Cordialement.

  6. Darmian Christine

    Depuis le temps qu’on te dit qu’il faudrait que tu édites tes billets comme ça ils resteront
    J’ai toujours eu peur que tu les perdes dans les méandres du cloud et du virtuel.
    Moi c’est vrai j’aime beaucoup lorsque sur le thème de ta sauterelle bleue tu retrouves les histoires des chemins du passé
    J’y découvre toujours une parcelle inconnue
    Parfois sur certains billets je ne suis pas d’accord avec ton pessimisme viscéral mais j’y trouve matière à te questionner mes propres certitudes
    Alors qu’importe les algorithmes trompeurs … je crois bien que c’est mon instit ( tu sais de qui je veux parler ) qui m’expliquait quel tant qu’un seul homme lit, doute, se questionne aux mots il y a un espoir que l’humanité survive …. C’est ça les passeurs de mots !

Laisser un commentaire