A la merci de prêteurs inconnus et méfiants
La dette a été oubliée dans le débat sur les chaînes de télé distillant la bave ultralibérale et fascisante. Il est désormais alimenté par diverses mesures ponctuelles contenue dans le…
La dette a été oubliée dans le débat sur les chaînes de télé distillant la bave ultralibérale et fascisante. Il est désormais alimenté par diverses mesures ponctuelles contenue dans le…
le pouvoir en place a piétiné tous les repères habituels pour l’établissement d’un budget. Les documents transmis au Parlement on quasiment un mois de retard. Un lettre de cadrage a été adressée par un Premier ministre qui ne l’était plus mais il manque la fameuse indication des plafonds attribué à des ministères dont on ne connaît pas à l’heure actuelle le périmètre d’action.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes attendent un logement à un prix modéré en Gironde. Il faut des années pour parvenir à décrocher une habitation ou un appartement conforme à ses besoins. Au rythme où vont les constructions une crise aiguë se profile pour la fin de la décennie actuelle. Tout se conjugue pour raréfier l’offre et donc accentuer la pénurie.
La menace se profile mais elle n’est pas encore prise en compte par l’opinion dominante ; celle de la chute du marché de l’immobilier, une bulle spéculative qui n’a cessé d’enfler au fil des ans et des crises.
Peut-on craindre un effondrement du système bancaire sous l’effet des endettements faramineux des Etats ? Il est certain que ces derniers sont pour beaucoup sur le fil du rasoir et qu’il n’est pas évident de prévoir une situation assainie pour la fin de l’année. Chaque jour la progression du danger de « crack bancaire » se précise.
A partir d’aujourd’hui la France change de régime. La monarchie républicaine construite par la Constitution de 1958 se retrouvera dans une situation inédite. Le tenant du Palais d’où partent les décisions que désormais les représentants d’une partie du peuple s’étant rendue aux urnes va assumer la Régence durant quatre ans.
Plus question de l’équilibre futur du régime par répartition sur lequel a porté l’argumentation des pro-réformes mais le commandant de bord annonce « qu’en l’état, les risques financiers, économiques sont trop grands » si le texte n’est pas adopté (sic) » L’aveu est clair. Ce n’est en rien anodin car ça traduit la brèche immense dans la coque du navire. Rien à voir avec une éventuelle estafilade du régime des pensions !
Tour à tour le Fonds monétaire International et surtout la Cour des Comptes viennent de démontrer que les décisions prises par Bercy et Lemaire comme celles de tous ses prédécesseurs mènent droit dans le mur. Le FMI donne raison (ce qui est paradoxal) aux économistes qui réclament l’arrête du gavage avec le l’argent public des actionnaires. Bien entendu c’est affirmé avec des mots choisis pour ne pas froisser les ultras-libéraux.
Le choix de la période pour augmenter le nombre de trimestres pour percevoir sa pension et pour fixer l’âge à partir duquel il sera possible de se retirer du monde du travail dénote la méconnaissance totale du pouvoir des réalités du pays. L’erreur risque de se payer cash dans quelques semaines.