Confinavirus (35) : la force des habitudes
Qu'y-a-t-il dans cette période que l'habitude ? Sans m'en apercevoir derrière ma fenêtre je m'aperçois que l'imprévu n'appartient plus à mon quotidien.
Qu'y-a-t-il dans cette période que l'habitude ? Sans m'en apercevoir derrière ma fenêtre je m'aperçois que l'imprévu n'appartient plus à mon quotidien.
L es écrans deviennent les principaux reflets de votre confinement. Face à vous ils serventt de miroirs à vos espoirs ou vos angoisses ou sous vos pouces ils font défiler les conversations virtuelles avec celles et ceux que les décisions gouvernementales éloignent à juste titre. Ce sont les seules fenêtres ouvertes encore sur un monde angoissant. Et il faut bien avouer qu'ils envoient des images dont on se passerait volontiers.
Le monde dégouline de violence. Elle coule dans l'actualité à flots. On en est arrivé à ce que les actes les plus odieux étalés sur la place médiatique ne choquent plus. Les larmes, le sang, la mort éclaboussent les écrans au point que même l'horreur absolue ne rebute pas les spectateur.trice.s avides d'émotions fortes.
Je n'ai jamais cessé de ressasser que nous vivons dans un pays artificialisé par la confection permanente, dans tous les domaines, d'une opinion dominante sans aucune base de réflexion solide.…