Ssouvenirs de JO (5) : la flamme brûlante de la mémoire
J'ai en mémoire la visite du stade olympique de Berlin en 1967, lieu hautement symbolique des déviances de l'Olympisme naïf
J'ai en mémoire la visite du stade olympique de Berlin en 1967, lieu hautement symbolique des déviances de l'Olympisme naïf
Enfin un match entre Allemands et Français qui n'a pas une fin non conforme aux espoirs des seconds. Tout le monde avait en mémoire ces confrontations se terminant par un résultat défavorable à leurs adversaires en bleu. Impossible d'oublier cette soirée sévillane du 8 juillet 1982.
Il fut des étés où mettre le cap à l'Est constituait un véritable défi. Un mur qualifié de la honte partageait en effet l'Allemagne en deux entités opposées et très différentes, illustrant ce que pouvait être le théorique mais redoutable rideau de fer. Lorsque mes camarades de la formation professionnelle, dernière année du parcours à l'école normale d'instituteurs, décidèrent de visiter l'Allemagne pour leur voyage de fin d'études, les motivations n'étaient guère philosophiques.
De retour au château il a bien fallu se rendre à l'évidence : le renouvellement des potes du gouvernement n'a pas provoqué de véritable bouleversement dans les habitudes. Le chemin zigzaguerait un plus en tournant systématiquement à droite mais il conduirait aux mêmes « lieux ». Le rendez-vous paraissait bien inaccessible. Il savait en effet qu'il lui faudrait emprunter des sentiers en pente raide pour parvenir au sommet qu'il visait. En premier de cordée, il lui faudrait tenter de convaincre les autres de le suivre ce qui n'était pas gagné. Une ascension à 27 ne relevait pas en effet de la sinécure
Le Coronavirus serait, comme pour tout ce qui touche aux obligations collectives, seulement pour les autres. Le syndrome du jeu des mille bornes frappe toutes les générations. Il se manifeste de la manière la plus inattendue : tout le monde se réfugie derrière la carte de l'increvable.
L'été risque bel et bien de dégénérer tant monte une profonde défiance à l'égard de tout ce qui apparaît comme relevant de l'ordre républicain. La crise sociale va ajouter à un état d'esprit déjà très problématique.
Ils avaient souvent les qualificatifs de « républicains », de « libéral » , de « démocrates » avec le renfort d'une référence chrétienne, de « socio »... quelque chose et donc ils s'accaparaient les références d'une fidélité à des principes rassurants. Lentement mais inexorablement des taches brunes sont apparues sur les logos dans bien des pays et l'étiquette ne correspond plus aux prises de position réelles.
Les menaces d'un conflit dans la zone économique la plus stratégique pour la mondialisation se précisent car tôt ou tard les Iraniens riposteront aux provocations américaines. Nul ne sait vraiment quand et quel enchaînement en découlera. L'Europe repliée sur ses problèmes internes s'avère totalement incapable de jouer un rôle dans cette querelle extrêmement dangereuse. Pire, rongée par les nationalismes elle sombre peu à peu dans la récession ou au moins dans la stagnation de son économie.
L'Europe plonge peu à peu dans le marécage populiste qui va conduire une bonne part de ses pays démocratiques vers une destination inconnue. Il n'y a plus que quelques pôles…