Les découvreurs, les exploiteurs, les promoteurs…de campagne
Un bilan rassure, un présent conforte, un avenir séduit. Se contenter d'un seul volet c'est simplement faire confiance à une étiquette comme gage de qualité ! C'est un peu léger.
Un bilan rassure, un présent conforte, un avenir séduit. Se contenter d'un seul volet c'est simplement faire confiance à une étiquette comme gage de qualité ! C'est un peu léger.
Les mots employés sur ces papiers que l'on appelle « des professions de (mauvaise) foi » constituent des poisons violents pour la démocratie. Habilement utilisés ils constituent des tromperies manifestes destinés à flatter les ressentis négatifs d'un électorat sous influence. Ils constituent des armes contre la raison dont on ne mesure trop tard la dangerosité.
A une vingtaine de jours des élections départementales et régionales il y a tout lieu de s'inquiéter de du contexte dans lequel elles se préparent. La pandémie a bon dos car elle sert à expliquer le désintérêt dramatique d'une très grande majorité des électrices et électeurs potentiels pour des scrutins dont elle ne comprend pas les enjeux. La recentralisation des enjeux a totalement occulté la réalité de ces rendez-vous.
Ces élections qui ne semblent n'intéresser que les personnes engagées dans la désillusion négative peuvent être seulement comme un galop d'essai pour la course suprême de l'an prochain. Impossible d'expliquer combien elles scelleront le sort de la proximité valeur qui a été au cœur de l'organisation territoriale et a fait l'exception française. La crise sanitaire a saturé les esprits au point que plus rien ne semble devoir y pénétrer.
Si la sécurité dans sa version la plus polémique et la plus restreinte semble tenir la vedette dans certains programmes électoraux des régionales et des départementales il en est un qui est bel et bien absent de ces mêmes documents c'est celui de « solidarité » sauf dans ceux de la majorité actuelle.
Le mot qui va régler toute la vie politique locale, départementale et nationale est polymorphe : sécurité ! Il n'y a aucun tract, aucune profession de foi, aucune réunion dans lesquels il ne figurera pas comme étant le sujet essentiel ! La pression médiatique est telle qu'il est impossible de ne pas le rencontrer et il constitue le sésame des scrutins qui s'annoncent. Il est accommodé à toutes les sauces de toutes natures
Le vrai problème c'est que je lis de grandes déclarations péremptoires de candidat.e.s aux élections départementales qui prônent une intervention de la collectivité territoriale où ils.elles aspirent à siéger dans le domaine très complexe des déchets. Or ce qui est stupéfiant c'est que ces donneur.euse;s de leçons oublient que... le département n'a plus la compétence en la matière de.. déchets depuis six ans !
Deux événements ont marqué le week-end de Pentecôte et donc mobilisé le peu de Françaises et de Français qui tentent encore de s'intéresser aux fondements de la vie politique tant décriée et tellement mal en point.
« Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé. » Ernest Renan a raison et il fournit l'explication de la vision réactionnaire actuelle qui envahit le pays.