Je ne sais pas quelle lecture font les spécialistes des astres concernant l’avenir professionnel de Jean-Marc Ayrault, mais elle ne doit pas donner des résultats très positifs ! Il semble en effet être dans une période noire comme on en connaît parfois dans une vie d’élu… Rien ne va. Il doit boucher les trous béants faits dans l’opinion publique par des annonces de ministres égocentriques, il est contraint d’assumer des décisions présentées sans cesse comme contraire aux promesses électorales du pensionnaire de l’Élysée et quand il propose une mesure allant dans le bon sens, c’est le jour où elle est discréditée par une information contraire ! Ainsi, il tente de répondre sans moyens financiers particuliers à la montée de la misère en donnant un coup de pouce au RSA, une aide pour le logement , un renfort pour la santé ou les jeunes en difficulté, au moment où on clame sur tous les médias que les patrons du CAC 40 n’ont jamais gagné autant de fric !
Le gouvernement affiche son plan de lutte contre la pauvreté, qui coûtera 2 à 2,5 milliards d’euros sur cinq ans, mais il est vite mis en pièces par celles et ceux qui le trouvent insuffisant, en se basant sur les fortunes amassées par des gens qui tentent par tous les moyens de ne pas contribuer à ces efforts de solidarité. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé que la pauvreté était passée de 12,9% de la population en 2002 à 14,1% en 2010 « et sans doute plus en 2011 et 2012 ». 8,6 millions de personnes vivaient en 2010 avec moins de 964 euros par mois. Déplorant que « notre société (soit) moins solidaire en 2012 qu’elle ne l’était il y a dix ou vingt ans », M. Ayrault a refusé « cynisme » et « stigmatisation » dans la lutte contre la pauvreté. L’ensemble des mesures annoncées représente, à l’horizon 2017, « un effort supplémentaire de 2, 2,5 milliards d’euros », a-t-il chiffré. Principale mesure: le RSA « socle » (qui a remplacé le RMI en 2009) sera augmenté de 10% d’ici à 2017. Une première hausse de 2% interviendra en 2013, vraisemblablement en septembre. Le plafond de ressources pour accéder à la CMU-C, la couverture maladie universelle complémentaire, sera aussi relevé de 7%, pour l’ouvrir à 500.000 personnes de plus. Autant de mesures qui sont certes toujours insuffisantes mais qui représentent une « ouverture » sur l’amélioration d’un contexte délétère entretenu autour de « l’assistanat » par l’UMP sous l’ère Sarkozy !
Malgré la crise, le salaire des patrons du CAC40 a encore progressé en 2011. Certes, la hausse de « seulement » 4 % n’est pas aussi spectaculaire que le bond de plus de 30% enregistré l’année précédente, mais leur rémunération totale moyenne s’est maintenue à un niveau élevé de 4,2 millions d’euros, d’après l’étude du cabinet Proxinvest. Cette rémunération est composée à 24% de fixe, 32% de variable annuel, 16% d’autres avantages, 16% d’actions gratuites et 12% en options, précise le cabinet. Par contre, dans le même temps, les salaires des présidents directeurs généraux des plus grands groupes français continuent à enfler dans des proportions parfois bien supérieures à la moyenne. Avec une rémunération totale s’élevant à 19,6 millions d’euros, après 6,2 millions en 2010, le PDG de Publicis, Maurice Lévy « est exceptionnellement en tête » de ce classement, notamment en raison du versement anticipé de ses bonus différés. Le patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn (13,3 millions, +38%) et le dirigeant de Dassault Systèmes, Bernard Charlès (10,9 millions d’euros, +15%) complètent le podium. La rémunération du PDG de Gemalto, Olivier Piou a même flambé de plus de 100% à 5,5 millions d’euros. Rien ne dit qu’ils règlent leurs impôts en France…
Le club très fermé des patrons gagnants plus de 240 SMIC s’est ainsi élargi avec un membre de plus qu’en 2010, 11 patrons ayant engrangé plus de 4,6 millions d’euros en 2011. L’étude souligne que le fixe moyen des dirigeants du CAC 40 franchit en 2011, le million d’euros et progresse plus vite que l’inflation. A l’inverse, les bonus annuels perçus au titre de l’année 2011 ont baissé de 8,6% au sein du CAC40 et de 10,2% sur le SBF 80. Pour autant, le niveau des bonus reste particulièrement élevé et la rémunération « en actions gratuites » vient prendre le relais. Elle est passée de 3,7% de la rémunération totale en 2006 à… 15,9% en 2011. C’est un pied de nez effroyable aux décisions de Ayrault sur la misère et c’est à croire que c’est fait exprès. Là, l’UMP n’a pas fait de communiqué de presse sur l’indécence de telles rémunérations… qui ne relèvent pas, c’est un certitude, de l’assistanat !
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Très bien, très bien…..
Mais où sont les mesures pour contrer ces rémunérations démentielles des « grands patrons » ?????
J’ai calculé, en Septembre 2013, je devrai toucher 7,20 euros de plus par mois.
De quoi me payer deux bouts de steak….! Eh les mecs, c’est la fête!!!!
Ça me fera 378 euros au lieu des 370 d’aujourd’hui. Une fois réglé les factures, faîtes le compte….
J’ai eu un contrôle de la CAF en Octobre, et comme j’avais touché en début d’année quelques chèques, hop! un « redressement » de 512 euros, à rembourser un peu tous les mois….
Je ne dis pas ça pour me faire plaindre, juste pour montrer comment se fait la « justice sociale » dans ce pays.
Mais tout va bien, le gouvernement s’occupe de nous…..mais pas des super-riches!
« Moi, Président ! »
Quelle fumisterie.