En 2025 selon les résultats d’une enquête portant sur 38 millions de contenus éditoriaux rassemblant la presse, la télévision et la radio, Donald le Grand Schtrumpf « a vu son nom écrit ou prononcé dans près d’un million de contenus (précisément 947.294) contre 671.125 pour Emmanuel Macron, deuxième ». Une omniprésence justifiée par une saturation des médias de la part du président américain, souhaitant être là partout, tout le temps et sur tous les sujets. Un chef de l’État à l’appétit médiatique insatiable, autour duquel les journalistes s’activent à chaque nouvelle décision, réaction ou annonce.
Ce constat fait incontestablement le « mot » en l’occurrence le nom qui a largement dominé la vie du monde. C’est à la fois affligeant et affolant mais justifié dans la mesure où ses annonces totalement d’structurées, populistes et dangereuses pèsent lourdement sur le quotidien de milliards d’êtres humains qu’il méprise.
Une autre analyse AFP/RTL indique qu’entre le 20 janvier et le 20 juillet 2025 le Schtrumpf grognon qui râle contre tout ce qui ne vient pas de lui, critique toutes celles et tous ceux qui ne lui rapportent pas personnellement, qui dénonce vertement les médias qui ne le portent pas au pinacle et tape sur les institutions qui lui rappellent quelques valeurs essentielles a délivré 2 800 messages sur son réseau social « Truth social » (traduction : fausses infos pour gogos). Un rapide calcul donne 16 posts par jour ! Tous repris en boucle par des médias peu regardant sur les contenus. On atteindra probablement les 6 000 publications pour 2025 puisqu’il en a expédié près de 200 par exemple le jour de Noël.
Cette profusion d’états d’âme parfois contradictoires ou agressifs sont considérés journalistiquement comme des éléments essentiels de l’information. Aucune retenue avec insultes, revendications dictatoriales. Tout ce qui part de la maison Blanche sous les doigts de ceux qui ont en charge la désinformation mondiale. Le Grand Schtrumpf se veut incontournable et a l’avis qui convient à ses intérêts personnels sur tout. Il affiche un concept : il a raison contre tous puisqu’il a la force pour lui. La menace, la coercition, la violence, le mensonge : des outils de propagande qui ont fait école dans bien des démocraties.
Des engagements électoraux oubliés ou même définitivement altéré en 2025 ne lui ont rien ôté de son impudence. Il avait en effet promis de lutter contre les élites or les inégalités persistent avec des grandes fortunes qui continuent à exploser grâce à le mélange du politique et de l‘affairisme. Les classes populaires sont encore plus en difficulté qu’avant son arrivée. Elles sont les premières victimes des taxations diverses imposées aux produits de consommation venus de d’ailleurs.
La chasse (le mot est de circonstance) aux étrangers comme le poème tellement vrai de Jacques Prévert s’est poursuivi en 2025 comme un signe avant-coureur de ce qui se produira ailleurs dans quelques années. L’inhumanité de ces pratiques comme les insultes répétées à l’égard de ses adversaires ont fini par détourner des électrices et des électeurs affolés. Le mouvement MAGA explose lentement mais sûrement. L’amoralité du Grand Schtrumpf, ses tricheries décomplexes ont déboussolé en 2025 des pans entiers de nostalgiques de la bien-pensance religieuse qui grandit sans cesse aux USA et sur laquelle il s’était appuyé.
Le Schtrumpf a été omniprésent sur la scène internationale avec des échecs retentissants. Il faut retrouver la phrase du sénateur Malhuret qui résume parfaitement ce que l’on ressent des choix politiques de celui dont on ne cesse de causer : «Nous étions en guerre contre un dictateur, nous nous battons désormais contre un dictateur soutenu par un traître ». Il se dégonfle en permanence sur l’Ukraine. Ses appétits démesurés, ses ingérence se sont développés de manière angoissante. Il est difficile de ne pas envisager que celui qui convoitait le Nobel de la paix engage des guerres injustifiées que ses copains expansionnistes ne condamneront pas !
En 2025 le Schtrumpf a ressuscité l’impérialisme de l’Oncle Sam contre lequel nous collions des affiches dans les années soixante. Claude Julien, le Lot-et-Garonnais référence du journalisme avait dans le Monde Diplomatique avait théorisé ce concept en une phrase :. » Ce n’est pas, écrivait-il, parce que les États-Unis ne possèdent pas de colonies, qu’ils ne constituent pas un empire sans frontières ». L’agité du bocal de la Maison Blanche a repris cette expansion sans vergogne, sans aucun respect, sans la moindre once d’humanité. Il s’est progressivement pris pour le maître effectif d’un monde de lâcheté et de compromissions.
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…l’impérialisme de l’Oncle Sam contre lequel nous collions des affiches dans les années soixante.
Et même avant, avec l’installation en France de bases militaires étasuniennes sous prétexte de nous protéger, avec un centre de commandement de l’OTAN à Rocquencourt. « US go home ! »
Mais juste sortis de l’occupation teutonne, nous n’avons pas eu sur le moment l’impression d’accueillir des occupants mais des libérateurs.
Le Général avait eu le bon goût de renvoyer ces importuns dans leur pénates, malheureusement le porteur de talonnettes, par ailleurs connu par ses écrits mémorables et poignants sur son expérience de taulard a pris la mauvaise initiative de rappeler ces chacals.
Nous avons une réincarnation d’un Néron, selon les récits de la doxa chrétienne (qu’il faut interpréter avec précautions), lequel Néron à côté de son clone semble un aimable garçonnet.
La complaisance des médias pour ce père Ubu, est delirante.
Seul moyen d’échapper à la litanie des délires ininterrompus du personnage, éliminer toutes les chaînes « info » de son « bouquet », et c’est ce que j’ai fait.
Maintenant, en parodiant le grand Charles, on peut être rassuré parce que le guignol « ne manquera pas de mourir » et, qui sait, le peuple états-unien retrouvera peut-être ses esprits, c’est à dire ceux de ses fondateurs…
Je vois plus les maux de 2025 que les mots de 2025 avec Trump, Poutine, Macron, XI Jinping, Pong et tant d’ autres .
J’ ai sans doute les mots las en fin d’ année, d’ autres ont les mollahs toute l’ année et je les plains .
Il u a aussi les mots rigéné dans la bouche de certains prompts à faire la morale.
Je souhaite tout de même pas être moribond trop vite, des fois les mots tuent, alors motus et bouche cousue .
Il semble également que les mots écrits peuvent vous interdire des états unis, bon tant pis, j’ avais pas prévu d’y aller .
De part mon plaisir à rouler en moto, j’ aurais du écrire ces mots tard , mais soit ….
Allez , c’ est mon dernier mot pour aujourdh’ui, et mes mots ne comptent ni double , ni triple, nous ne jouons pas au scrabble non plus .
Cordialement.
Bonjour,
Oh pinaise! dirait Homer Simpson vous excellez dans la chronique humoristique aujourd’hui.
Découvrir l’impérialisme U$ et le mépris de l’oncle Sam pour les gouverneurs des provinces ( gaue) de l’UE (rss) elle même pilotée par une marionnette à la solde des Étasuniens relève de la farce hilarante .
Même si c’est parfaitement mérité d’affubler Tromp du bonnet d’âne, il ne faut pas oublier ses prédécesseurs tout aussi déterminés à réduire l’occident à des valets serviles tenus en laisse par leur propre corruption.
La puissance américaine peut se diviser en trois axes majeurs : le hard power, le soft power et ce qu’on pourrait appeler le « legal power ».
Le hard power peut se définir comme la capacité d’un État à imposer sa volonté à d’autres États par des moyens coercitifs (militaires et économiques). Le soft power est un terme développé par Joseph Nye dans les années 1990. Il signifie en français la « puissance douce ». Le soft power, c’est en quelque sorte le pouvoir d’obtenir quelque chose d’un État ou d’une entité sans utiliser de moyens coercitifs mais en insistant plutôt sur des ressources plus douces : le cinéma, le sport, la culture, etc. C’est ce que l’on nomme le rêve Américain.
Le legal power est l’arme économique fatale des états-Unis.
Les Américains se dotent de nombreuses lois commerciales, visant à identifier et à sanctionner « des comportement injustes et déraisonnables des acteurs économiques rivaux des États-Unis ». Le droit apparaît comme une arme redoutable pour les États-Unis, tant pour diffuser leurs valeurs que pour affaiblir les entreprises étrangères. Deux axes sont déployés la lutte contre la corruption sous la forme du FCPA (Foreign Corrupt Practise Act) de 1977 : cette loi vise à condamner les actes de corruption commis par des entreprises ou personnes, américaines ou non, qui sont soit implantées aux États-Unis, soit cotées en bourse sur le territoire américain, soit cotées en bourse sur un autre marché financier mais régulé par les Américains. En 1998, le Anti-Bribery Act est instauré : le FCPA devient un principe fondamental de la Convention de l’OCDE. Ces lois ont donc toute leur légitimité et personne ne peut vraiment s’y opposer.
On peut noter des condamnations importantes comme celle de Siemens (800 millions de dollars en 2008). Le groupe était accusé de corruption en Amérique Latine et en Irak. Ce fut le même mécanisme pour Alstom.
Le second axe c’est la lutte contre le non respect des embargos américains. C’est la loi Helms-Burton de 1996 qui en est le fondement : les États-Unis réduisent considérablement les possibilités pour les entreprises mondiales de commercer avec les pays sous embargo américain : Cuba, Iran, Soudan. Voir la condamnation du Crédit Agricole (787 millions de dollars en 2015). Les U$ accusent le groupe bancaire d’avoir violé les règles américaines d’embargo en facilitant des transactions en dollars avec le Soudan, l’Iran et Cuba. L’extra-territorialité américaine est le dernier étage de la force de frappe des U$ c’est ainsi que le groupe Volkswagen est condamné à verser environ 5 milliards de dollars d’amende aux autorités américaines, et est obligé de verser plus de 10 milliards de dollars de remboursements aux clients américains concernés.Pour enquêter sur cette affaire, la justice américaine est alors intervenue extra-territorialement, en perquisitionnant le siège social de Volkswagen à Wolfsburg.
J’ajoute que Tromp joue à découvert de ces trois armes sans vergogne, chose que ses prédécesseurs cherchaient hypocritement à dissimuler. Les menaces militaires ( hard-power) contre Maduro font suite au prix Nobel de la paix décerné à Machado par la combinaison souterraine du soft-power et de légal-power.
La pantomime sur le DSA prôné par le ressortissant évadé fiscal Breton ( Thierry ) va tourner vite fait en eau de boudin. Pour lui ce sera moindre mal puisque une fois désavoué par l’UE(rss) il pourra se réfugier au Sénégal dont il détient la nationalité…
Il nous reste à avaler la brosse pour la défaite cuisante en Ukraine qui outre le poids économique déjà supporté va se compléter par la facture de reconstruction… A crédit et en stéréo
Tous mes impôts sont prélevés
Sur mon compte bancaire si léger
Il reste alors dans mon chéquier
Des chèques en bois de peuplier
Qui sont dépensés aussitôt
En crédit et en stéréo ( E. Mitchell)
Bonne journée et merci pour la tranche de franche rigolade.