La mort programmée des élus de la République
Les réformes tous azimuts permettent de masquer le caractère vicié des politiques. Il suffit de lancer des chantiers dans tous les secteurs pour diluer la grogne pouvant par contre se concentrer sur un seul sujet. Les leçons de la réforme des retraites, du CPE, de la réforme du bac ont été retenues. Il en va ainsi pour le rapport publié sous la signature d’Edouard Balladur qui évoque un sujet dont il est un éminent spécialiste puisqu’il n’a jamais assumé un mandat local ! Durant toute la semaine les médias se sont extasiés sur un « big-bang » déstabilisateur pour des élus ayant comme seul objectif, celui de préserver leurs fonctions réputés « juteuses » surtout quand on publie des informations sommaires absolument déconnectées de la réalité.
Les propositions de Monsieur Balladur, vues de loin et surtout sans aucune analyse politique (au sens large du mot) paraissent en effet totalement inédites et révolutionnaires alors qu’elles ne sont que le fruit d’une volonté déjà affirmée il y a trois ans par un certain Nicolas Sarkozy, Ministre de l’intérieur. L’avantage de posséder un quart de siècle de pratiques sociales permet de décoder ces propositions. Je siège depuis 13 ans dans la commission de coopération intercommunale de la Gironde et je peux donc affirmer que le coup est préparé depuis déjà longtemps ! (suite…)
Je participerai, en tant que Président délégué du Comité départemental du Tourisme, à la journée du Conseil Général de la Gironde, à la journée de promotion du Département au salon de l’Agriculture ce lundi 23 février. Je considère que jamais ce déplacement n’a revêtu une telle importance dans le contexte économique actuel du monde rural. Les difficultés s’accumulent en effet sur des filières (viticulture, sylviculture, élevage laitier…) et annoncent un avenir bien sombre pour un grand nombre d’exploitants. La mise en liquidation de nombreux d’entre eux se profile sur le département et pour l’instant l’horizon quotidien des gens qui tentent de survivre s’annonce bien sombre. Dans ce salon grand public les agriculteurs -qui se sentent nettement incompris par le reste de leurs concitoyens- cherchent avant tout à voir leur activité reconnue.
Il faudrait véritablement une information objective pour juger de la validité de la profusion de réformes lancées par le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République. Elle manque cruellement pour que l’on puisse en admettre le bien-fondé. Depuis des années je réclame par exemple que chaque loi soit accompagnée d’une étude préalable d’impact sur la vie sociale qui mettrait en évidence non pas les modalités techniques de sa rédaction mais plus prosaïquement ses effets concrets. On la demande bien pour tous les projets locaux pouvant avoir des conséquences sur l’environnement ou l’économie.